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Rémunération des pharmaciens gérant les piluliers des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes

15e législature

Question écrite n° 08545 de M. Daniel Chasseing (Corrèze - Les Indépendants)

publiée dans le JO Sénat du 24/01/2019 - page 381

M. Daniel Chasseing attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des pharmaciens qui, en milieu rural, acceptent, à titre bénévole, de gérer quotidiennement les piluliers des personnes hébergées dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), rendant ainsi un service appréciable à la collectivité, tant sur le plan de la santé que sur celui de la gestion. Mais si certains acceptent cette contrainte, d'autres se sentent, à juste titre, en droit d'être rémunérés pour cet acte. Il lui demande donc si la réglementation actuelle permet de rémunérer les pharmaciens pour la gestion des piluliers des EHPAD.



Réponse du Ministère des solidarités et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 14/03/2019 - page 1445

Le rôle du pharmacien d'officine, dans la prise en charge médicamenteuse des personnes âgées, aussi bien en ville que dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), est majeur par les actions qu'il mène pour favoriser le bon usage des médicaments et lutter contre l'iatrogénie. C'est dans ce contexte que le pharmacien pratique notamment la préparation des doses à administrer pour aider la personne âgée à être observante vis-à-vis de son traitement. À ce jour, cette pratique n'est pas régie par un cadre juridique mais le ministère chargé de la santé élabore actuellement des dispositions réglementaires afin de définir un encadrement qui sécurise cette activité. Ces textes feront l'objet d'une large concertation avant publication. Le pharmacien d'officine a également la possibilité de pratiquer, depuis le 9 mars 2018, des bilans partagés de médication chez les personnes de plus de 65 ans afin de s'assurer de la pertinence de tous les traitements pris par les patients et de faire modifier, par le prescripteur, les prescriptions qui le nécessitent. Les modalités de mise en oeuvre de ce dispositif et de rémunération du pharmacien sont prévues par arrêté.