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Illectronisme et éducation nationale

15e législature

Question orale n° 0694S de M. Jean-Marie Mizzon (Moselle - UC)

publiée dans le JO Sénat du 14/03/2019 - page 1349

M. Jean-Marie Mizzon interroge M. le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse sur le traitement de « l'illectronisme » dans tous les établissements d'enseignement qu'il s'agisse des écoles, des collèges et autres lycées. L'illettrisme numérique, autrement appelé « illectronisme », est, il est vrai, un phénomène récent dont l'éducation nationale ne semble cependant pas bien mesurer l'ampleur. Outre le volet pratique et économique du problème que pose l'émergence de l'illectronisme, c'est son traitement par les services compétents du ministère de l'éducation nationale qui doit, aujourd'hui, mobiliser toutes les énergies. Or, dans le numéro 28 du document rédigé par le ministère, fin 2018, intitulé « L'état de l'école », il est indiqué que : « Les écoles élémentaires continuent de s'équiper progressivement en matériels informatiques ». Et le constat est sans appel : « L'équipement informatique et numérique dans les écoles publiques du premier degré est moins généralisé que dans les établissements publics du second degré ». C'est particulièrement inquiétant quand on sait que l'apprentissage de l'outil informatique, qu'il s'agisse d'un ordinateur, d'une tablette ou d'un smartphone, doit se faire au plus tôt et que, pour certains, il ne peut se faire qu'à l'école de la République. Il est effectivement avéré que la maîtrise de l'informatique fait principalement défaut aux populations les plus fragiles et les plus socialement défavorisées, ce qui n'est pas admissible. Aussi, il lui demande quelles mesures l'éducation nationale entend prendre afin de s'attaquer résolument au problème et réduire cette fracture numérique intolérable afin que l'école soit et demeure une chance pour tous les enfants de la République.



En attente de réponse du Ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse.