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Prévention des accidents vasculaires cérébraux

15e législature

Question écrite n° 09243 de Mme Michelle Gréaume (Nord - CRCE)

publiée dans le JO Sénat du 07/03/2019 - page 1216

Mme Michelle Gréaume attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les mesures de prévention des accidents vasculaires cérébraux (AVC).

De nombreuses campagnes de prévention ont vu le jour ces 10 dernières années afin de sensibiliser les Français à la reconnaissance des premiers signes d'un AVC et à l'acquisition des bons réflexes d'alerte. Toutefois, les chiffres nous prouvent que ces mesures de prévention ne sont pas suffisantes : selon une enquête Ipsos d'octobre 2016, 49 % des Français déclarent être mal informés sur les signes d'alerte, et seuls 39 % estiment connaître les gestes qui sauvent. C'est seulement sept points d'écart en comparaison avec la même étude menée en 2013.

Il apparaît nécessaire d'agir pour une prise en charge des AVC plus rapide et efficace. À cette fin, les associations préconisent la réalisation de campagnes de prévention largement diffusées à la télévision et à la radio aux heures de grande écoute, afin que les signes d'alerte soient connus du plus grand nombre et que chacun ait les bons réflexes pour intervenir. Ceci permettrait de réduire significativement le nombre de décès, mais aussi de limiter les séquelles et le handicap qui peuvent résulter de ces pathologies.

C'est pourquoi elle l'interroge sur les mesures de prévention que le Gouvernement compte mettre en place pour mieux prévenir et prendre en charge les victimes d'AVC.




Réponse du Ministère des solidarités et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 14/03/2019 - page 1447

L'accident vasculaire cérébral (AVC) constitue la deuxième cause de décès chez l'adulte et la première cause de handicap. La prévention est donc une priorité majeure pour réduire les facteurs de risque. La journée mondiale de l'AVC qui s'est tenue le 29 octobre 2018 a permis de confirmer la détermination du gouvernement à améliorer la prévention et l'information de la population depuis les signes d'alerte jusqu'à la prise en charge. La stratégie nationale de santé 2018-2022 prévoit la mise en place de mesures de prévention tout au long de la vie pour réduire les facteurs de risques et vivre en meilleure santé. Il s'agit notamment d'informer sur la nécessité d'une alimentation moins salée et mieux équilibrée, en luttant ainsi contre le surpoids. De même, l'arrêt du tabac, la réduction de la consommation d'alcool, la pratique d'une activité physique régulière, la lutte contre le stress sont autant d'actions qui diminuent les risques d'hypertension artérielle, d'obésité, de diabète, d'hypercholestérolémie pouvant favoriser la survenue d'un AVC. Soutenu par l'ensemble du Gouvernement, le plan national de santé publique « priorité prévention », concrétise la volonté de placer la prévention au centre des actions pour permettre à chaque Français de naître, grandir, vivre et vieillir en bonne santé.