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Classement du collège de Morhange en réseau d'éducation prioritaire

15e législature

Question écrite n° 09326 de M. Jean Louis Masson (Moselle - NI)

publiée dans le JO Sénat du 07/03/2019 - page 1207

Rappelle la question 08167

M. Jean Louis Masson rappelle à M. le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse les termes de sa question n°08167 posée le 13/12/2018 sous le titre : " Classement du collège de Morhange en réseau d'éducation prioritaire ", qui n'a pas obtenu de réponse à ce jour. Il s'étonne tout particulièrement de ce retard important et il souhaiterait qu'il lui indique les raisons d'une telle carence.



Réponse du Ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse

publiée dans le JO Sénat du 04/04/2019 - page 1822

L'actuelle carte de l'éducation prioritaire a été mise en place à la rentrée 2015 actualisant une cartographie devenue au fil du temps partiellement inadaptée aux réalités sociales. Elle a permis de mieux cibler, en collaboration avec les autorités académiques, les écoles et établissements des territoires les plus fragiles. La révision périodique de cette cartographie a été actée par la circulaire n° 2014-077 du 4 juin 2014 et elle fera l'objet d'une actualisation pour la rentrée 2020. Il est à noter qu'actuellement le collège l'Arboretum de Morhange accueille 51 % d'élèves issus des catégories sociales défavorisées. Ce taux est en moyenne de 56 % en réseau d'éducation prioritaire (REP) au niveau national. La part des élèves boursiers s'établit à 33,8%. La politique d'éducation prioritaire est importante pour lutter contre les inégalités scolaires dans les territoires qui concentrent une proportion particulièrement importante d'élèves issus des catégories sociales défavorisées qui ne bénéficient plus de ce fait d'une mixité sociale ordinaire dont on sait l'impact positif pour la réussite des élèves. Cependant la labellisation en éducation prioritaire n'est pas le seul moyen pour accompagner les établissements et soutenir les structures scolaires des territoires confrontées à des difficultés socio-économiques. Les autorités départementales et académiques disposent de la souplesse du principe de l'allocation progressive des moyens qui leur permet une adaptation des moyens à la réalité de chaque établissement ou école. Par ailleurs, et pour aller dans ce sens d'une meilleure adaptation du système éducatif à la diversité des territoires, une mission « Territoires et réussite » a été confiée à Ariane Azéma, inspectrice générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche, et Pierre Mathiot, professeur des universités. Elle engage un processus de redéfinition de la politique territoriale de l'éducation nationale dans un double objectif d'élévation générale du niveau des élèves et de justice sociale. Elle proposera un cadrage national pour une meilleure adaptation de notre système aux situations locales très diverses qui sera mis en œuvre à la rentrée 2020 et dans le cadre duquel sera analysée la situation de chaque école et établissement.