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Campagnes sur les accidents vasculaires

15e législature

Question écrite n° 09605 de M. Michel Amiel (Bouches-du-Rhône - LaREM)

publiée dans le JO Sénat du 21/03/2019 - page 1515

M. Michel Amiel attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé de la ministre des solidarités et de la santé sur les politiques de lutte contre les accidents vasculaires cérébraux (AVC).

Chaque année, 150 000 personnes sont victimes d'un AVC ; véritable fléau, ils coûtent la vie à près de 30 000 personnes chaque année.

Cette pathologie représente la première cause nationale de handicap acquis de l'adulte : plus de 500 000 Français vivent avec des séquelles.
Elle représente aussi la 3ème cause de mortalité chez l'homme et la 2ème chez la femme, après les cancers et l'infarctus du myocarde.
Certaines études montrent même qu'elle est en passe de devenir la première cause de mortalité chez les femmes, notamment avec l'augmentation du tabagisme dans cette population.

En effet, à tabagisme égal, certaines études montrent que les femmes ont plus de risque d'AVC que les hommes. Toutefois,après six mois d'arrêt du tabac, le risque d'AVC diminue alors rapidement, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. 

Si de nombreuses campagnes sur les risques d'AVC notamment liés au tabac se développent (alors que 21 % ne peuvent pas citer spontanément un facteur de risque précises), il serait en plus nécessaire de déployer des campagnes d'information qui pourraient être ciblées pour les femmes afin d'alerter sur les signes de l'AVC (alors que moins d'un Français sur deux sait identifier une personne qui fait un AVC) et la conduite à tenir dès qu'ils apparaissent.

C'est pourquoi il souhaite savoir si de telles mesures pourraient être prochainement prises par le Gouvernement.



Réponse du Ministère des solidarités et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 28/03/2019 - page 1696

L'accident vasculaire cérébral (AVC) constitue la deuxième cause de décès chez l'adulte et la première cause de handicap. La prévention est donc une priorité majeure pour réduire les facteurs de risque. La journée mondiale de l'AVC qui s'est tenue le 29 octobre 2018 a permis de confirmer la détermination du gouvernement à améliorer la prévention et l'information de la population depuis les signes d'alerte jusqu'à la prise en charge. La stratégie nationale de santé 2018-2022 prévoit la mise en place de mesures de prévention tout au long de la vie pour réduire les facteurs de risques et vivre en meilleure santé. Il s'agit notamment d'informer sur la nécessité d'une alimentation moins salée et mieux équilibrée, en luttant ainsi contre le surpoids. De même, l'arrêt du tabac, la réduction de la consommation d'alcool, la pratique d'une activité physique régulière, la lutte contre le stress sont autant d'actions qui diminuent les risques d'hypertension artérielle, d'obésité, de diabète, d'hypercholestérolémie pouvant favoriser la survenue d'un AVC. Soutenu par l'ensemble du Gouvernement, le plan national de santé publique « priorité prévention », concrétise la volonté de placer la prévention au centre des actions pour permettre à chaque Français de naître, grandir, vivre et vieillir en bonne santé.