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Gestion préventive de l'anthonome du poirier

15e législature

Question écrite n° 09728 de Mme Isabelle Raimond-Pavero (Indre-et-Loire - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 28/03/2019 - page 1616

Rappelle la question 08336

Mme Isabelle Raimond-Pavero rappelle à M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation les termes de sa question n°08336 posée le 27/12/2018 sous le titre : " Gestion préventive de l'anthonome du poirier ", qui n'a pas obtenu de réponse à ce jour.



Réponse du Ministère de l'agriculture et de l'alimentation

publiée dans le JO Sénat du 20/06/2019 - page 3208

L'anthonome du poirier (anthonomus pyri) est un danger sanitaire de troisième catégorie pour lequel les mesures de prévention, de surveillance ou de lutte relèvent de l'initiative privée. En production conventionnelle, il ne constitue pas un problème et ne fait l'objet d'aucune intervention spécifique car les applications d'insecticides visant les pucerons et les tordeuses permettent de contrôler ce parasite. En agriculture biologique et cultures peu traitées avec des insecticides, en l'absence d'intervention spécifique, l'anthonome est un véritable problème qui peut causer des pertes de plus de 50 % des fruits. L'anthonome du poirier fait l'objet d'un suivi dans le cadre de la surveillance biologique du territoire. Aucune situation alarmante n'a été remontée par ce réseau pour l'année 2018 dans la région Centre Val-de-Loire. Les bulletins de santé du végétal font le point chaque année de mars à mai sur la présence de ce ravageur et donnent des conseils pour sa surveillance afin de mieux cibler les traitements permettant sa maîtrise. En agriculture conventionnelle, des produits autorisés sur l'usage contre les coléoptères phytophages sont disponibles. En agriculture biologique, pour une intervention spécifique, le spinosad est efficace contre ce ravageur et est une matière active figurant à l'annexe II du règlement (CE) 889/2008. Par ailleurs des antagonistes naturels de l'anthonome, comme la punaise anthocoris nemoralis très présente dans les vergers de poiriers et certains champignons du genre beauveria, pourraient constituer à moyen terme des méthodes de régulation naturelle efficaces.