Allez au contenu, Allez à la navigation

Politique de sécurité routière en Guyane

15e législature

Question écrite n° 09799 de M. Georges Patient (Guyane - LaREM)

publiée dans le JO Sénat du 04/04/2019 - page 1751

M. Georges Patient attire l'attention de M. le Premier ministre sur les mauvais chiffres de la sécurité routière en Guyane : contrairement à la tendance constatée en France entière, la Guyane a connu en 2018 une augmentation significative des tués de la route (trente-six morts sur les routes soit une augmentation de 44 % comparée à 2017 où il y a eu vingt-sept morts) liée notamment aux états d'ébriété, au non-port du casque, aux excès de vitesse, à l'absence d'éclairage et au non-respect de la signalisation. Le début de l'année 2019 est tout aussi catastrophique dans la mesure où on compte déjà cinq morts et une augmentation de 52 % du nombre de blessés de la route. Dès lors, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement compte mettre en place pour faire face à cette situation.

Transmise au Ministère de l'intérieur



Réponse du Ministère de l'intérieur

publiée dans le JO Sénat du 05/09/2019 - page 4542

Sur les routes guyanaises, 36 personnes ont été tuées en 2018 (26 morts en 2017, soit une augmentation de 38 %) et 9 personnes sur les trois premiers mois de 2019 (9 en 2018 sur la même période). Pour lutter contre cette forte accidentalité, la préfecture de Guyane a réalisé 39 actions de prévention en 2018 et a prévu d'en réaliser 33 en 2019. Ces actions sont financées par la délégation à la sécurité routière dans le cadre du plan départemental d'actions de sécurité routière établi chaque année par chaque préfecture. Parmi les 33 actions prévues au le plan départemental d'actions de sécurité routière 2019, des actions portent plus particulièrement sur l'alcool au volant, le non-port du casque, les excès de vitesse, l'absence d'éclairage et le non respect de la signalisation. Ainsi, les facteurs d'accidents mortels sont pris en compte par la préfecture de Guyane dans les objectifs de son action locale. Par ailleurs, le 9 janvier 2018, le Premier ministre a réuni un comité interministériel à la sécurité routière qui a décidé de mettre en œuvre 18 mesures. Contre la conduite sous l'emprise d'alcool, il est prévu l'obligation d'installer un éthylotest anti-démarrage (EAD) en cas de récidive de l'infraction en état alcoolique ou la possibilité d'y recourir pour un conducteur contrôlé avec un taux d'alcool supérieur à 0,8 g/l dans le sang et dont le permis a été suspendu par décision préfectorale. D'autres mesures visent à inciter les conducteurs à l'auto-évaluation de leur taux d'alcool. Contre les excès de vitesse, 4 mesures ont été définies pour faire baisser le nombre des accidents en réduisant la vitesse moyenne sur les routes les plus accidentogènes. Pour les usagers des deux-roues motorisés, une mesure vise à les protéger et à les responsabiliser, notamment en les incitant à mieux s'équiper et en expérimentant un rendez-vous pédagogique pour les parents d'un enfant mineur qui se présente au permis AM (Cyclomoteurs). Enfin, d'autres mesures plus générales visent à réduire les comportements à risques tels que la signature de la charte du conducteur responsable par les nouveaux titulaires du permis de conduire ou le placement immédiat en fourrière du véhicule de l'auteur d'une infraction grave au code de la route.