Allez au contenu, Allez à la navigation

Réorganisation de la gestion des appels d'urgence 

15e législature

Question écrite n° 09800 de M. Bernard Delcros (Cantal - UC)

publiée dans le JO Sénat du 04/04/2019 - page 1774

M. Bernard Delcros attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur la réorganisation annoncée de la gestion des appels d'urgence. Cette évolution souhaitée par le président de la République, et clairement exprimée lors de sa déclaration du 6 octobre 2017, vise à simplifier le système actuel en mettant en place une plateforme commune de réception d'appels avec un numéro unique, le 112, pour accéder aux services de secours et de sécurité, pompiers, police, gendarmerie et service d'aide médicale urgente (SAMU). Le 7 décembre 2018, le rapport d'évaluation sur les secours d'urgence de l'inspection générale de l'administration (IGA) et de l'inspection générale des affaires sociales (IGAS), missionnées sur cette question, préconisait d'adosser ce numéro d'appel unique à sept plateformes supra-régionales pour la réception des appels et leur transmission aux services compétents. S'il n'est nullement question de contester la nécessaire évolution de ce service, ni l'intérêt de faire du 112 l'unique numéro d'urgence, la réception des appels répartis sur sept plateformes supra-régionales semblerait en revanche contraire aux objectifs de simplification, de proximité et d'efficacité nécessaires à une prise en charge plus rapide des secours. Il rappelle que vingt-et-un départements s'appuient déjà sur des plateformes départementales, avec un numéro unique, pour organiser la sécurité civile dans leur territoire et démontrent chaque jour la pertinence de cet échelon. C'est pourquoi il lui demande de confirmer que l'échelon départemental sera maintenu dans la nouvelle organisation.



En attente de réponse du Ministère de l'intérieur.