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Lutte contre le tabagisme et vapotage

15e législature

Question écrite n° 10196 de M. Jean Louis Masson (Moselle - NI)

publiée dans le JO Sénat du 02/05/2019 - page 2336

M. Jean Louis Masson attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la place accordée aux dispositifs de vapotage et aux cigarettes électroniques dans les politiques publiques de lutte contre le tabagisme. Alors que le tabac est responsable de 73 000 décès annuels, les programmes mis en place par le Gouvernement n'accordent aucune place aux produits du vapotage. Pourtant, la cigarette électronique est aujourd'hui essentiellement utilisée par les fumeurs engagés dans une démarche d'arrêt du tabac : 98 % des vapoteurs sont ainsi des fumeurs ou des ex-fumeurs. Selon Santé Publique France, c'est l'outil d'aide à l'arrêt du tabac le plus populaire et le plus utilisé par les Français (26,9 % des tentatives d'arrêt avec une aide), loin devant les substituts nicotiniques (18,3 % des tentatives d'arrêt avec une aide). Malgré ces éléments, les pouvoirs publics n'ont pas mis en place des actions d'information en la matière. À titre comparatif, le Royaume-Uni mène depuis longtemps une politique volontariste sur le sujet, via des actions d'information à destination des fumeurs. Or la Grande-Bretagne affiche le plus faible niveau de prévalence tabagique en Europe : la part des fumeurs est ainsi passée de 19,3 % (18 ans et plus) en 2012 à 14,9 % en 2017 (contre 26,9% en France). Il lui demande donc de bien vouloir lui préciser quelle est la position du Gouvernement à l'égard de la cigarette électronique.



En attente de réponse du Ministère des solidarités et de la santé.