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Frais de sécurité des festivals

15e législature

Question écrite n° 10333 de M. Rémy Pointereau (Cher - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 09/05/2019 - page 2488

M. Rémy Pointereau attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur les coûts excessifs liés à la sécurité des festivals.

En effet, depuis la circulaire du 15 mai 2018, une partie non négligeable des frais engagés par la police ou la gendarmerie aux abords des festivals doivent être remboursés directement par les organisateurs et par les collectivités territoriales.

Si la sécurité est un impératif, notamment dans un contexte postérieur aux attentats de Paris de 2015, le surcroît de dépenses de sécurité – passage de 28 à 54 millions d'euros entre 2015 et 2018 – ne peut être pleinement pris en charge par organisateurs et particulièrement par les collectivités territoriales.

La vitalité des festivals, pourtant nécessaire à la vie culturelle des Français, est menacée d'extinction à cause de ces nouveaux frais. À titre d'exemple, le festival des « Eurockéennes » de Belfort a connu une hausse de 800 % des dépenses relatives au service d'ordre, passant de 30 000 à 254 000 euros entre 2017 et 2018. Le « Printemps de Bourges » a également connu une hausse tout aussi importante.

C'est pourquoi, dans le but de conserver et de continuer à développer ces marqueurs de la vie culturelle française, il lui demande donc si des mesures sont envisagées afin de compenser les effets de la circulaire précitée sur les collectivités territoriales et les organisations, pour qui l'équation « maintien du festival - mission de sécurité publique » devient impossible à résoudre.



En attente de réponse du Ministère de l'intérieur.