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Part des véhicules diesel dans le parc automobile de l'État

15e législature

Question écrite n° 10585 de M. Hervé Maurey (Eure - UC)

publiée dans le JO Sénat du 23/05/2019 - page 2694

Rappelle la question 08205

M. Hervé Maurey rappelle à M. le ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire les termes de sa question n°08205 posée le 20/12/2018 sous le titre : " Part des véhicules diesel dans le parc automobile de l'État ", qui n'a pas obtenu de réponse à ce jour.

Transmise au Ministère de la transition écologique et solidaire



Réponse du Ministère de la transition écologique et solidaire

publiée dans le JO Sénat du 12/09/2019 - page 4681

L'État conduit résolument une politique de désengagement du diesel. Ainsi, conformément à la circulaire du Premier ministre n° 5928 SG du 20 avril 2017, « la motorisation diesel n'est autorisée que pour les seuls segments qui ne font pas l'objet d'offre alternative ». À ce titre, 628 véhicules diesel ont été acquis en 2018, soit 11,1 % des véhicules acquis sur la même période. Le strict respect de cette ligne politique a permis de diminuer de 11 % en 3 ans la proportion de véhicules diesel dans le parc de l'État et de ses établissements publics, celle-ci passant de 85 % à 74 %. Fin 2018, la répartition du parc automobile de l'État et de ses établissements publics par motorisation était la suivante : - 74 % de diesels ; - 8 % de véhicules électriques ou hybrides ; -18 % de véhicules à essence. Le parc automobile de l'État et de ses établissements publics comprend 25 % de véhicules utilisés pour des missions opérationnelles. Il s'agit de véhicules des armées, douanes, services pénitentiaires, d'entretien des routes, sécurité, etc. Or leur renouvellement n'est pas soumis aux obligations de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) (article L. 224-7 du code de l'environnement). En dehors de ce type de véhicules, l'État et ses établissements publics ont acquis, en 2018, 5 682 véhicules qui se répartissent comme suit : - 868 électriques, soit 15,2 % ; - 370 hybrides, soit 6,5 % ; - 3 816 essence soit 67,2 % ; - et 628 diesels soit 11,1 % pour des acquisitions sur les segments n'offrant pas d'alternative. L'acquisition de véhicules électriques ou hybrides a vocation à augmenter dans les années à venir mais suppose encore la résolution de difficultés très concrètes tenant d'abord à l'adéquation des caractéristiques des modèles proposés, notamment leur autonomie, aux besoins de l'administration. De même, l'acquisition de ce type de véhicules suppose de s'équiper en bornes de rechargement adéquatement dimensionnées. L'État poursuit ses efforts en la matière. La diminution de l'acquisition de véhicules diesels et la proportion encore perfectible de véhicules électriques ou hybrides conduit mécaniquement à une représentation toujours élevée des motorisations à essence dans les acquisitions de véhicules (3 816 véhicules, soit 67,2 % des véhicules acquis en 2018). Cependant, seuls peuvent être acquis les véhicules de ce type émettant moins de 60g/km de CO2. Au premier trimestre 2019, l'État a immatriculé près de 1 800 véhicules particuliers, dont 4,5 % sont des véhicules électriques. Il n'y a quasiment pas d'immatriculation de véhicules hybrides rechargeables, en revanche les hybrides non rechargeables représentent 5,5 % des immatriculations neuves du premier trimestre 2019. Les véhicules à essence représentent les trois-quarts des immatriculations (76 %) et les diesels 14 %.