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Devenir de la filière de recyclage à La Réunion

15e législature

Question écrite n° 10980 de Mme Nassimah Dindar (La Réunion - UC)

publiée dans le JO Sénat du 20/06/2019 - page 3165

Mme Nassimah Dindar attire l'attention de Mme la ministre des outre-mer sur la situation alarmante du recyclage à La Réunion. Chaque année, plusieurs conteneurs de déchets quittent l'île de La Réunion pour le territoire asiatique.

Les déchets industriels comme les gravats ou les pierres recyclés sont les seuls déchets à être transformés sur l'île, permettant une gestion locale du produit. Toutefois, plusieurs tonnes de plastique, de papier ou de carton sont exportées car l'île n'est pas dotée d'un système de recyclage effectif.

Par ailleurs le problème qui surgit aujourd'hui est le refus de certains pays d'importer tous ces déchets dans l'objectif de les recycler. Par exemple, la Chine a décidé de limiter ses importations à 30 000 tonnes de plastique par mois, contre 600 000 en 2016.

De la même manière, la Malaisie s'oppose désormais à ce que ses villages servent de poubelles pour les pays occidentaux. Cet exemple montre alors que l'exportation des déchets n'est pas une solution pour les pays exportateurs et importateurs. C'est pourquoi chaque territoire devrait se doter d'un système de recyclage respectif de la planète.

Certes, il serait complexe de mettre en place un tel dispositif d'ampleur à La Réunion, mais des progrès ont déjà été fait dans cette matière. En effet un très bon niveau de performance a été atteint grâce aux éco-organismes de l'île qui financent la gestion des filières de collecte et de traitement des produits. Il y a donc eu une augmentation de collecte, par exemple dans le domaine des lampes usagées ou des pneumatiques. En revanche cela n'est pas suffisant.

La Réunion doit davantage développer cette filière, d'autant plus que les professionnels de l'île n'attendent que ça. En effet ces derniers évoquent par exemple la possibilité de transformer des polymères en isolants pour certaines maisons situées dans les hauteurs de l'île ou encore de produire du mobilier à partir d'autres matériaux.

Aussi, elle lui demande quelles mesures concrètes seront prises en faveur de la filière du recyclage à La Réunion, étant donné qu'aujourd'hui la pratique de l'enfouissement et de l'exportation des déchets présente certaines limites.

Transmise au Ministère de la transition écologique et solidaire



En attente de réponse du Ministère de la transition écologique et solidaire.