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Avenir du pôle de formation industrielle Yonne-Nièvre

15e législature

Question orale n° 0897S de Mme Nadia Sollogoub (Nièvre - UC)

publiée dans le JO Sénat du 25/07/2019 - page 3938

Mme Nadia Sollogoub attire l'attention de Mme la ministre du travail sur l'inquiétude des entrepreneurs des deux départements concernés quant aux moyens dévolus au pôle de formation industrielle Yonne-Nièvre (pôle formation 58-89). Le pôle formation 58-89 est en effet le plus important centre de formation de l'industrie en Bourgogne. Sur ses quatre sites de formation à Auxerre, Nevers, Sens et Joigny, ce sont plus de cent collaborateurs qui chaque jour accompagnent les entreprises et les salariés dans l'accomplissement de projets de formation. Ce pôle forme chaque année 800 jeunes en alternance en certificat d'aptitude professionnelle (CAP), bac, brevet de technicien supérieur (BTS), licences et « master of business administration » (MBA), ainsi que 3 500 salariés d'entreprise et demandeurs d'emploi qui souhaitent acquérir une certification qualifiante paritaire de la métallurgie. Suite à l'entrée en vigueur de la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », le pôle est confronté à une baisse de ressources annuelles de l'ordre de 1,6 million d'euros affectant tant ses revenus issus de la formation en apprentissage que ceux de la formation professionnelle. Cette situation oblige l'établissement à se réorganiser brutalement ; il envisage de revoir ses implantations comme de procéder à des réductions d'effectifs notamment sur le site de Nevers. Or, la demande en formation industrielle est forte parmi les entreprises locales qui peinent à trouver les salariés qualifiés dont elles ont besoin et doivent absolument envoyer en formation les rares candidats présentant un potentiel sans pour autant détenir les diplômes requis. Elle lui demande en conséquence de lui indiquer ce que pourrait faire le Gouvernement pour amortir les conséquences de réformes qui risquent de mettre en péril l'offre de formation dans des territoires déjà si peu dotés.



En attente de réponse du Ministère du travail.