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Crise aux urgences hospitalières

15e législature

Question écrite n° 11278 de M. Claude Bérit-Débat (Dordogne - SOCR)

publiée dans le JO Sénat du 04/07/2019 - page 3479

M. Claude Bérit-Débat attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le mouvement de grève et de mécontentement qui touche le secteur des urgences hospitalières. Ce mouvement légitime touche également le département de la Dordogne et plus précisément les urgences et le service mobile d'urgence et de réanimation (SMUR) du centre hospitalier de Périgueux et le service des urgences du centre hospitalier de Bergerac.
À Périgueux, on note une insuffisance flagrante de personnels. Ces derniers déplorent les conséquences de ce sous-effectif qui s'aggrave aujourd'hui à l'encontre tout d'abord des conditions d'accueil et de la santé même des patients. Il faut rappeler à ce sujet que ce sont les personnes âgées, donc plus fragiles, qui subissent un temps d'attente plus long car leur prise en charge nécessite une batterie d'examens plus importante selon le rapport de Cour des comptes 2019 sur les urgences hospitalières. Pour corroborer cela, des témoignages de personnels rapportent dans la presse locale qu'à Périgueux des personnes âgées passent plus de vingt-quatre heures sur un brancard installé dans un couloir faute de lits disponibles.
Les conditions de travail des agents se dégradent également. À Bergerac, le personnel est confronté à des injures, des menaces ou même des violences physiques. Cette situation est intolérable et elle empire lors d'épisodes caniculaires comme en ce début d'été 2019.
Certes, elle a annoncé en juin 2019 le déblocage immédiat de 70 millions d'euros en direction des services liés aux urgences. C'est nettement insuffisant par rapport aux besoins. La Cour des comptes, elle-même, préconise que le nombre de médecins urgentistes augmente de 20 % en équivalents temps plein.
Aussi, il lui demande quelles mesures réellement efficaces et immédiates le Gouvernement compte prendre afin de pallier la crise conséquente que subissent aujourd'hui les services d'urgences, y compris dans les territoires ruraux comme la Dordogne, lesquels ne doivent pas être oubliés.



En attente de réponse du Ministère des solidarités et de la santé.