Allez au contenu, Allez à la navigation

Mise en place des unités pour détenus violents par l'administration pénitentiaire

15e législature

Question écrite n° 11447 de Mme Brigitte Lherbier (Nord - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 11/07/2019 - page 3657

Mme Brigitte Lherbier attire l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice sur la mise en place des unités pour détenus violents par l'administration pénitentiaire.

La création des unités pour détenus violents est une bonne initiative, en ce qu'elle permet de réaliser une prise en charge individualisée, personnalisée et pluridisciplinaire afin de sortir de la violence les prisonniers dont la détention est émaillée d'incidents.

Les syndicats de surveillants ont alerté à plusieurs reprise leur hiérarchie sur les besoins de former le personnel affecté à ces unités destinées à recevoir des individus connus pour leur comportement violent en milieu carcéral.

Ils insistent également sur la nécessité d'aménager spécialement ces unités pour détenus violents en installant dans ces quartiers réservés et les cellules du mobilier particulièrement solide et non détachable afin de ne pas mettre en danger l'intégrité physique des détenus, comme celle des surveillants.

Depuis la mise en place de ces unités en avril 2019, on dénombre malheureusement quelques incidents relativement graves liés à la fois à l'inadaptation du mobilier dans ces unités, notamment en sein de la prison de Sequedin, mais également au manque de préparation et de formation des surveillants pénitentiaires face aux demandes exorbitantes de certains détenus présents dans ces unités.

En outre, les syndicats de surveillants se demandent comment faire adhérer un détenu, qui ne le souhaite pas, à ce programme de désengagement de la violence.

Elle lui demande par conséquent les mesures qu'elle entend prendre pour circonscrire les incidents constatés lors de la mise en place de ces unités pour détenus violents et pour faire de cette initiative une réussite pour le milieu carcéral comme pour le détenu.



En attente de réponse du Ministère de la justice.