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Situation des services d'urgences

15e législature

Question écrite n° 11548 de M. Pierre Médevielle (Haute-Garonne - UC)

publiée dans le JO Sénat du 18/07/2019 - page 3816

M. Pierre Médevielle attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des services d'urgences dont l'affluence ne cesse d'augmenter (en Haute-Garonne 334 000 passages et une augmentation de plus de 4,2 %).
La difficulté à trouver des médecins généralistes a entraîné un accroissement de fréquentation dans les services d'urgences. Ces services connaissent donc de grosses difficultés de fonctionnement et le mouvement de contestation du personnel hospitalier touche aujourd'hui l'ensemble de notre territoire.
Le vieillissement de la population, qui est un facteur supplémentaire d'accroissement de fréquentation des urgences est une tendance lourde et nos services d'urgences vont devoir s'adapter à cette hausse de flux inéluctable.
De plus les bases de calcul pour l'affectation du personnel dans les services d'urgences sont définies par rapport à des critères d'établissements de taille importante. Les affectations de moyens et de personnels qui en découlent ne sont pas adaptées aux hôpitaux implantés dans les territoires ruraux.

Peut être donné l'exemple du service des urgences de Saint-Gaudens. Ce service regroupe 235 communes et 80 000 habitants et se voit attribuer trois infirmiers en journée et seulement deux infirmiers la nuit.
Dès le premier départ des services mobiles d'urgence et de réanimation (SMUR), un infirmier quitte le service qui est alors totalement déstabilisé et un seul infirmier doit alors assurer seul les soins de tout le service ainsi que ceux des patients en détresse vitale.
En cas de départ d'un deuxième équipage SMUR, celui-ci n'est pas conforme, car sans présence d'un infirmier.
Pour mémoire le service d'urgence de Saint-Gaudens a enregistré 814 départs primaires et 417 secondaires non conformes qui ont imposé aux équipes médicales et paramédicales des situations inquiétantes de sous-effectifs pour les patients et également des conditions de travail inacceptables pour les professionnels de santé.

Le dispositif actuel n'est pas adapté aux petites structures. En attendant 2025 et les effets attendus de la suppression du numerus clausus, il lui demande quelles mesures elle envisage de prendre afin que les bases de calcul pour l'organisation des services soient adaptées aux petites structures et apportent une réponse adaptée aux besoins de la population mais également aux équipes soignantes.



En attente de réponse du Ministère des solidarités et de la santé.