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Recrudescence des actes d'incivilité et de malveillance à l'encontre des gérants de cirques familiaux

15e législature

Question écrite n° 11738 de M. Jean-Yves Leconte (Français établis hors de France - SOCR)

publiée dans le JO Sénat du 25/07/2019 - page 3962

M. Jean-Yves Leconte attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur la recrudescence des actes d'incivilité et de violence dont sont victimes depuis plusieurs mois les gérants de cirques familiaux.

En effet, ils sont déjà confrontés à un contexte où se durcissent les conditions d'exercice de leur métier, en raison notamment de l'augmentation des taxes sur le carburant, de la nécessité de mobiliser les moyens administratifs et financiers nécessaires, de recourir, désormais, à des procédures d'appel d'offres pour espérer présenter leurs spectacles au cœur de nos villes et de nos quartiers. Ils participent pourtant ainsi à leur attractivité et à leur revitalisation. Ces difficultés s'ajoutent au fait qu'ils ont dû renforcer leurs procédures de sécurité et de surveillance, suite au traumatisme né des vagues d'attentats en France, qui ont aussi pesé sur la fréquentation des cirques et leur trésorerie.

Dans ce contexte déjà compliqué, viennent se greffer désormais des actes d'incivilité et de violences du fait d'individus qui, refusant la présence d'animaux au sein des cirques, se permettent d'en agresser les gérants ou le personnel, et d'en détériorer le matériel. Souvent, ces actes de violences s'accompagnent d'arguments destinés à mettre fin à cette activité, qui relèvent d'avantage de discriminations et d'actes racistes anti « gens du voyage », que d'une réelle défense de la cause animale. Certains propos, invectives et tags constituent autant de d'incitations à la haine qui ne sauraient être tolérées sans réaction des pouvoirs publics.

Il lui demande par conséquent quelles mesures il compte prendre pour éviter la multiplication de ces actes de violences à l'égard des gens du cirques, et faire en sorte que leurs auteurs puissent être interpellés et poursuivis.



En attente de réponse du Ministère de l'intérieur.