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Prise en charge de la maladie de Lyme et des maladies vectorielles à tiques

15e législature

Question écrite n° 11746 de M. Jean-Marie Janssens (Loir-et-Cher - UC)

publiée dans le JO Sénat du 25/07/2019 - page 3968

M. Jean-Marie Janssens attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la prise en considération et la prise en charge de la maladie de Lyme et des maladies vectorielles à tiques (MVT). En France, le nombre de nouveaux cas diagnostiqués en médecine générale ne cesse d'augmenter. Entre 2009 et 2014, 26 000 nouveaux cas étaient diagnostiqués par an, contre 67 000 nouveaux cas en 2018. Cette hausse préoccupante nécessite une prise en considération et une prise en charge à la hauteur de l'enjeu de santé publique de ces MVT. Or, plusieurs facteurs, dont des prises de position divergentes de la société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF), et de la haute autorité de santé, retardent la mise en place d'outils et de conditions favorables pour lutter efficacement contre ces maladies. Aussi, il lui demande quelles mesures elle envisage pour garantir une prise en charge rapide et efficace des patients atteints de la maladie de Lyme et des MVT.



Réponse du Ministère des solidarités et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 03/10/2019 - page 5057

Le ministère des solidarités et de la santé a mis en place des parcours de soins permettant de lutter contre l'errance médicale des patients. Conformément à la gradation classique des soins, ces parcours sont organisés en trois niveaux : la médecine ambulatoire, des centres de compétence répartis sur le territoire et cinq centres de référence dont les missions principales sont l'animation et la coordination du réseau et le développement de la recherche clinique. Cette organisation des soins poursuit le double objectif d'apporter aux patients le diagnostic le plus précis et la meilleure solution thérapeutique et de mener, à partir de la comparaison des dossiers des patients, des études sur la pathologie elle-même, ses formes cliniques et la réponse au traitement. Les résultats les plus importants seront partagés avec la communauté médicale pour le bénéfice des patients. Par ailleurs, la Haute autorité de santé travaille à l'actualisation de ses recommandations de 2018 qui auront vocation à être diffusées auprès des professionnels de santé afin que chacun dispose de protocoles de prise en charge scientifiquement validés. Le ministère en charge de la santé s'engage pour une prise en charge efficace de tous les patients.