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Collecte de sang en Guyane

15e législature

Question écrite n° 11760 de M. Antoine Karam (Guyane - LaREM)

publiée dans le JO Sénat du 25/07/2019 - page 3968

M. Antoine Karam interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les mesures qu'elle envisage de mettre en place afin de restaurer une véritable politique publique en matière de collecte de sang en Guyane.
Il rappelle qu'après la découverte en 2015 d'une trentaine de cas de Chagas en Guyane, le préfet a suspendu la collecte de sang sur ce territoire. Alors qu'on incite la population à donner son sang, la Guyane et Mayotte sont les seuls territoires français où ce geste de solidarité n'est pas réalisable. Depuis 2005, le sang transfusé aux Guyanais provient du nord de la France. Ce produit arrive par avion, ce qui peut avoir des conséquences de santé publique si la liaison transatlantique vient à être rompue.

Près de quinze ans après l'arrêt de la collecte de sang en Guyane, des progrès importants en matière de détection de la maladie de Chagas ont été réalisés. Depuis février 2016, la Guyane dispose d'un laboratoire P3 qui dépend de l'institut Pasteur. Ce laboratoire permet d'identifier des virus à l'origine de syndromes cliniques graves observés tels que la maladie de Chagas. Il tient à préciser que grâce à cet équipement il est désormais possible de procéder à un dépistage systématique de la maladie de Chagas chez tous les donneurs de sang comme c'est le cas dans beaucoup de pays de l'Amérique du sud. Au Brésil, 100 % des donneurs sont ainsi dépistés depuis 1995 grâce à des tests distribués par le laboratoire français BioMérieux.

Aussi, compte tenu des équipements médiaux désormais disponibles en Guyane, il lui demande quelles sont les raisons qui s'opposent à une reprise de la collecte de sang.



En attente de réponse du Ministère des solidarités et de la santé.