Allez au contenu, Allez à la navigation

Absence du karaté aux jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024

15e législature

Question écrite n° 11855 de M. Cyril Pellevat (Haute-Savoie - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 01/08/2019 - page 4090

M. Cyril Pellevat attire l'attention de Mme la ministre des sports sur l'absence du karaté au programme des jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.

Alors que Tokyo a intégré le karaté aux jeux olympiques et paralympiques de 2020, le comité d'organisation des jeux olympiques et paralympiques de Paris a refusé d'inscrire le karaté à son programme en 2024, une déception pour les 250 000 licenciés français. Le karaté est un art martial pratiqué en France par des personnes de tout âge dans plus de 5 000 clubs et priver les champions français d'un si large public desservirait l'intérêt des karatékas français.

En 2019, la France a eu la fierté de remporter le championnat d'Europe. Cette victoire témoigne du fort potentiel de ce sport pour obtenir des médailles aux prochains jeux olympiques et paralympiques de Paris 2020. Par ailleurs, le karaté est un sport évolutif, qui permet de développer dès le plus jeune âge des valeurs telles que le respect de l'adversaire, le courage, la droiture et l'honneur qu'il est essentiel de promouvoir.

C'est pour ces raisons qu'il lui demande d'intervenir auprès de la délégation interministérielle aux jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 et du comité d'organisation des jeux olympiques et paralympiques pour que le karaté ait la place qu'il mérite au sein des prochains jeux que la France accueillera en 2024 avant que le programme ne soit définitivement acté au mois de décembre 2020.



Réponse du Ministère des sports

publiée dans le JO Sénat du 05/09/2019 - page 4566

Le Comité d'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques 2024 (COJO) a choisi les quatre sports additionnels suivants au programme olympique : le break dance, le skateboard, l'escalade et le surf. Cette décision a été annoncée le 21 février 2019 par le COJO, en conformité avec les principes qu'il avait fixés : choix de sports innovants, à dominante urbaine et ayant un fort impact sur la jeunesse. Elle a été approuvée par la commission exécutive du Comité international olympique (CIO) le 27 mars, puis par la session du CIO le 25 juin, à l'unanimité. En décembre 2020, elle sera soumise à la validation du CIO qui aura encore la faculté de retirer un ou plusieurs des quatre sports additionnels choisis par le COJO. Mais dès à présent, il n'est plus possible d'ajouter de nouveaux sports à cette liste. Le COJO avait reçu début mars la Fédération internationale de karaté, peu après l'annonce de ces nouveaux sports, afin de répondre à ses interrogations. Aucune négociation n'avait été engagée par la suite entre ces deux instances. En tout état de cause, le ministère des sports rappelle son soutien appuyé à la fédération française de karaté. Il a ainsi été décidé de lui accorder en 2019 une subvention de plus d'un million d'euros, notamment pour le développement du sport de haut niveau dans la perspective des JO de 2020 où le karaté figurera au programme des Jeux olympiques de Tokyo, conformément à la décision du COJO japonais. Ce montant représente une augmentation de l'ordre de 20 % par rapport à l'effort financier du ministère des sports en 2018 et marque son attachement à ce sport, porteur de valeurs fortes et qui compte plus de 250 000 licenciés. Indépendamment du choix du COJO quant aux sports additionnels qui figureront au programme de Paris 2024, la pratique du karaté en France continuera de faire l'objet d'une grande attention de la part du ministère des sports.