Allez au contenu, Allez à la navigation

Protection des défenseurs des droits humains

15e législature

Question écrite n° 11871 de Mme Laurence Cohen (Val-de-Marne - CRCE)

publiée dans le JO Sénat du 01/08/2019 - page 4080

Mme Laurence Cohen attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur les risques encourus par les défenseurs des droits et de l'environnement à travers le monde.

Lors de son discours à Paris sur la défense des droits de l'homme dans le monde, le 10 décembre 2018, lors du soixante-dixième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, il a fort justement reconnu que, « vingt ans après la Déclaration générale des Nations unies sur les défenseurs des droits de l'Homme, des milliers de militants, avocats ou encore de responsables d'organisations non gouvernementales (ONG) font l'objet d'intimidations, de menaces et d'emprisonnements que rien ne saurait justifier ». Il a également insisté sur le fait que « la France poursuivra son engagement en faveur de la sécurité des défenseurs des droits [...] qui se mobilisent courageusement dans de nombreuses régions du monde ».

Le 18 décembre 2018, un plan d'actions visant à protéger et promouvoir le travail des défenseurs des droits humains, contenant plusieurs recommandations concrètes, a été présenté aux Nations unies. Il a également été partagé avec l'Élysée et le ministère des affaires étrangères, demandant à la France d'adopter un plan d'actions national en ce sens.

Néanmoins, malgré l'annonce du gouvernement de faire de la protection des défenseuses et défenseurs des droits humains une de ses priorités, aucune mesure concrète n'a été présentée, tandis que des femmes et des hommes qui luttent pour l'environnement, la survie de notre planète continuent, chaque jour, d'être criminalisés, attaqués et tués dans le monde entier.

Elle lui demande quelles mesures effectives le Gouvernement français va mettre en place afin d'honorer ses engagements et notre tradition française de « pays des droits de l'homme ».



En attente de réponse du Ministère de l'Europe et des affaires étrangères.