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Rétablissement du diplôme national d'herboristerie

15e législature

Question écrite n° 12185 de M. Jacques Genest (Ardèche - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 12/09/2019 - page 4636

M. Jacques Genest attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé au sujet du rétablissement du diplôme national d'herboristerie.

Il rappelle qu'en France il n'existe plus depuis 1941 de diplôme d'herboriste reconnu par l'État, le commerce des plantes médicinales étant réservé aux pharmaciens. Seules 148 plantes restent en vente libre (hors du monopole pharmaceutique) sur les 562 plantes inscrites dans la pharmacopée française.

Le 26 septembre 2018, la mission d'information du Sénat sur le développement de l'herboristerie et des plantes médicinales a publié ses recommandations, proposant « la poursuite de la concertation avec l'ensemble des acteurs pour envisager les conditions d'une reconnaissance éventuelle de métiers d'herboristes, les contours des formations adaptées et les évolutions législatives correspondantes ».

Depuis plusieurs années, l'attrait des Français pour les plantes médicinales sous forme de tisanes, de compléments alimentaires, d'huiles essentielles est en plein essor, de même que le recours à la phytothérapie.

La France compte cinq écoles privées dispensant des formations d'herboristerie, dont la fréquentation connait une très forte croissance dont mais le diplôme n'est pas reconnu par l'État, contrairement à des pays voisins tels que la Grande-Bretagne, la Suisse ou la Belgique. Le rétablissement d'un diplôme reconnu par l'État délivré à l'issue d'une formation de qualité permettrait de professionnaliser cette filière et d'assurer aux consommateurs la garantie d'une bonne utilisation des plantes aromatiques et médicinales grâce à un meilleur accompagnement.

Plus généralement, le développement de ces métiers dans nos territoires participerait à l'essor de la culture et de la cueillette des plantes médicinales et aromatiques de qualité avec, à la clé, un facteur de développement économique durable.

Il demande donc à Madame la Ministre ses intentions quant au rétablissement du diplôme d'herboristerie et, plus généralement, concernant l'avenir de la filière.




En attente de réponse du Ministère des solidarités et de la santé.