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Casse d'un mouvement de grève des salariés de la RATP par la promotion d'entreprises privées

15e législature

Question écrite n° 12241 de M. Fabien Gay (Seine-Saint-Denis - CRCE)

publiée dans le JO Sénat du 19/09/2019 - page 4745

M. Fabien Gay attire l'attention de M. le secrétaire d'État, auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, chargé des transports sur la grève des salariés de la régie autonome des transports parisiens (RATP) du vendredi 13 septembre 2019 et les pratiques de l'entreprise pour amoindrir ce mouvement de grève.
Cette grève, qui sera très suivie au sein de l'entreprise, a certes des conséquences pour les usagers des transports du quotidien. Cependant, les motifs en sont légitimes du fait de l'inquiétude suscitée par la réforme à venir du système des retraites. En effet, ce secteur comporte des spécificités, comme le travail de nuit ou encore le travail dans des tunnels pollués.
Pour autant, les préconisations de la RATP à destination des usagers pour ce jour de grève interpellent. En effet, la RATP a, sur les réseaux sociaux, fait la promotion d'entreprises privées de véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC), telles qu'Uber ou Kapten. Or, les chauffeurs VTC sont précarisés par ces plateformes numériques qui par ailleurs, ne paient que très peu d'impôts en France.
La RATP, entreprise publique, remplissant donc une mission de service public, fait la promotion d'entreprises privées, alors que ses salariés exercent leur droit de grève.
Il souhaite donc savoir si l'on considère qu'il est normal qu'une entreprise publique agisse de la sorte, dans l'optique manifeste de casser un mouvement de grève.



En attente de réponse du Secrétariat d'État auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, chargé des transports.