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Pertinence de la division des universités Paris-Sorbonne

15e législature

Question écrite n° 12270 de Mme Patricia Morhet-Richaud (Hautes-Alpes - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 19/09/2019 - page 4731

Mme Patricia Morhet-Richaud attire l'attention de Mme la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation sur la pertinence des divisions des universités de Paris-Sorbone.
En effet, c'est en 1970, suite aux événements de mai 1968 que la loi n° 68-978 du 12 novembre 1968 d'orientation de l'enseignement supérieur, dite loi Faure, a dissout l'université de Paris, pour laisser place à treize universités indépendantes. Cinquante et un ans plus tard, à l'heure où l'enseignement supérieur fait l'objet d'une concurrence exacerbée et que les classements internationaux se multiplient, il convient de s'interroger sur la juste reconnaissance de la Sorbonne, haut lieu symbolique et sur l'intérêt de l'organisation actuelle d'une université qui se présente comme l'un des pôles mondiaux du savoir.
Le 1er janvier 2018, l'institut Pierre et Marie Curie et Paris-Sorbonne ont officialisé leur fusion, en donnant naissance à l'institut « Sorbonne université ». Cette union a permis à Sorbonne Université de se classer au quarante-quatrième rang des meilleures universités mondiales selon le classement de Shangaï 2019, mais derrière l'université de Paris-sud.
Les universités de Paris-Descartes et Paris-Diderot ont également officialisé leur fusion au 1er janvier 2019, formant ainsi une nouvelle université parisienne, plus visible, à l'enseignement plus étoffé.
L'université de la Sorbonne, quant à elle reste actuellement divisée en trois entités : Paris I : Panthéon-Sorbonne, Paris III : Sorbonne nouvelle, Paris IV : Paris-Sorbonne.
Si chacune a pu se développer indépendamment et afficher ses spécificités, cette organisation parait aujourd'hui à contre-courant de ce qui se fait au sein des facultés les plus prestigieuses à travers le monde. Une mise en commun de leurs savoirs, un champ d'enseignements supérieurs plus large devraient pourtant permettre un bien meilleur rayonnement et par conséquent un plus grand nombre d'étudiants.
C'est pourquoi elle lui demande si le rapprochement des trois pôles de la Sorbonne est envisagé.



En attente de réponse du Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation.