Allez au contenu, Allez à la navigation

Suppression du quota pour les orthophonistes

15e législature

Question écrite n° 12649 de Mme Laurence Cohen (Val-de-Marne - CRCE)

publiée dans le JO Sénat du 17/10/2019 - page 5221

Mme Laurence Cohen interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le manque d'orthophonistes sur l'ensemble du territoire national, rendant difficile l'accès aux soins.

Un arrêté a fixé à 905 le nombre d'étudiants à admettre en première année d'études d'orthophonie pour la rentrée 2019-2020. Ce chiffre est en légère augmentation par rapport à l'année précédente mais reste bien en deçà des besoins et ne permettra de faire face ni à la demande des patients ni aux départs en retraites prévus.
Aussi, elle lui demande si elle entend supprimer les quotas d'orthophonie à l'instar de ce qu'elle a fait pour le numérus clausus. Elle lui demande également comment elle entend répondre à la vacance existante dans certains centres de formation. En effet, il semblerait que ces centres ne fassent pas appel aux candidats admis sur les listes complémentaires.
Dans un contexte de pénurie d'orthophonistes, seules la fin des quotas des futurs orthophonistes et une diminution de la vacance existante peuvent améliorer la situation.
Cela permettrait également de limiter l'exode d'étudiants qui partent se former vers des pays comme la Belgique, faute de places suffisantes en France.

La profession d'orthophonistes est incontournable dans notre système de soins, leurs larges compétences leur permettent des interventions auprès des enfants et des adultes afin de rééduquer des troubles cognitifs, de la parole, du langage… Pourtant, leur manque est criant partout : en milieu hospitalier, dans les instituts médico-éducatifs (IME), les centres médico-psychologiques (CMP), les centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP) et en exercice libéral. L'urgence est donc d'agir !



Réponse du Ministère des solidarités et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 21/11/2019 - page 5836

Le nombre et la répartition des professionnels de santé sur le territoire sont une préoccupation majeure des pouvoirs publics. Les orthophonistes ne dérogent pas à ces enjeux de santé publique même si des efforts importants ont été conduits afin que les capacités de formation soient portées à hauteur des besoins de la population. Ainsi, depuis dix ans, les quotas de places offertes à l'entrée en formation ont augmenté de plus de 18 % passant de 737 à 874 permettant que sur la même période le nombre de professionnels en exercice augmente de 40,4 % pour atteindre 25 607 en 2018. Et cet effort se poursuit en 2019 avec l'ouverture de trente et une places de plus notamment grâce à l'ouverture d'une formation en Bretagne. Au-delà de l'augmentation des capacités de formation en orthophonie, il convient de souligner la volonté du Gouvernement de réformer les modalités d'accès à ces formations en substituant aux concours, onéreux pour les familles et porteurs d'inégalités sociales par le développement de classes préparatoires, la voie d'accès principale par Parcoursup. Cet accès à la formation d'orthophonie via la plateforme Parcoursup permettra pour la rentrée 2020 une meilleure visibilité et une plus grande attractivité de cette formation. Ces mesures contribuent à augmenter le nombre de professionnels en exercice et à renforcer leur accessibilité sur l'ensemble du territoire, en complément des mesures d'attractivité territoriales que les collectivités sont susceptibles de porter.