Allez au contenu, Allez à la navigation

Devoir de mémoire envers la quatrième génération du feu

15e législature

Question écrite n° 13088 de M. Cyril Pellevat (Haute-Savoie - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 14/11/2019 - page 5689

M. Cyril Pellevat appelle l'attention de Mme la ministre des armées sur le devoir de mémoire envers la quatrième génération du feu.

En cette veille du 11 novembre 2019, date à laquelle sont commémorées toutes les guerres et la mémoire de tous les soldats morts pour la France, et après le centenaire de la Première Guerre mondiale qui a mobilisé tout notre pays et ses institutions, la responsabilité conduit à rendre hommage aux soldats de la quatrième génération du feu.
Et il est temps de se poser la question de l'avenir des commémorations municipales en général et de la place qu'on accorde à ces soldats en particulier.
Plus que jamais, est sensible la volonté des Français de soutenir les soldats qui défendent notre pays jusqu'au sacrifice ultime, prêts à mourir pour la France.
Dans ce contexte, le président de la République inaugurera ce lundi 11 novembre un mémorial en hommage aux soldats morts en opérations extérieures au parc André Citroën dans le 15ème arrondissement de Paris. Sur ce monument, sont gravés dans la pierre 549 noms sur les 653 qui sont morts en opérations extérieures.
Les familles des soldats seront présentes et certaines fédérations d'anciens combattants déplorent déjà que les combattants en OPEX, vivants ou blessés, ne soient pas conviés.
Cela ajoute au vide existant quant à l'association de cette quatrième génération du feu, parfois encore sous nos drapeaux, dans sa participation aux commémorations communales, avec ou aux côtés des associations d'anciens combattants.

C'est la raison pour laquelle il lui demande de lui indiquer quelles sont les pistes de réflexion envisagées pour le devoir de mémoire envers cette génération du feu et comment l'associer plus concrètement aux temps forts mémoriels et nationaux dont notre pays a plus que jamais besoin.

Transmise au Secrétariat d'État auprès de la ministre des armées



Réponse du Secrétariat d'État auprès de la ministre des armées

publiée dans le JO Sénat du 09/01/2020 - page 142

La loi n° 2012-273 du 28 février 2012 prévoit que le 11 novembre, jour anniversaire de l'armistice de 1918 et de commémoration annuelle de la Victoire et de la Paix, il soit rendu hommage à tous les morts pour la France. Cet hommage ne se substitue pas aux autres journées de commémoration nationales. Ainsi, le 11 novembre célèbre à la fois l'armistice du 11 novembre 1918, la commémoration de la Victoire et de la Paix et l'hommage à tous les morts pour la France. Pour commémorer l'anniversaire de l'armistice de 1918, la journée du 11 novembre fut instituée par la loi du 24 octobre 1922 « journée nationale pour la commémoration de la Victoire et de la Paix ». La loi du 28 février 2012 élargit la portée à l'ensemble des morts pour la France. C'est donc la reconnaissance du pays tout entier à l'égard de l'ensemble des morts pour la France tombés pendant et depuis la Première Guerre mondiale qui s'exprime aujourd'hui, particulièrement ceux décédés en opérations extérieures. À ce propos, il est précisé que lors de la cérémonie nationale du 11 novembre présidée par le président de la République, à l'Arc de Triomphe, le ou les noms des militaires « morts pour la France » au cours de l'année ainsi que leur portrait photographique sont diffusés sur les écrans géants placés de part et d'autre du monument. Par ailleurs, la garde et l'emblème de chacune des unités déplorant des « morts pour la France » en cours d'année participent à la cérémonie. Ces formations sont mises à l'honneur dans le dispositif militaire puisqu'elles sont placées sur le terre-plein de l'Arc-de-Triomphe et saluées par le président de la République. En outre, les familles de ces soldats sont invitées à assister à cette manifestation nationale. À cette occasion, le chef des armées vient à leur rencontre et s'entretient avec elles. Il est rappelé que chaque année, à l'occasion de la cérémonie du 11 novembre, un message signé de l'autorité ministérielle en charge des anciens combattants est adressé à l'ensemble des préfets, afin qu'il soit lu lors des cérémonies mémorielles organisées par les villes et les villages de notre pays. Ce message est désormais complété par la mention de l'identité des militaires « morts pour la France » en cours d'année. S'agissant de l'inauguration du monument aux morts pour la France en opérations extérieures, la secrétaire d'État auprès de la ministre des armées précise que si les familles des morts pour la France ont été bien évidemment conviées à cette cérémonie, les anciens combattants de la quatrième génération du feu l'ont également été, ainsi que les associations nationales qui se consacrent spécifiquement à cette génération du feu. D'une façon plus générale, il est précisé que le monde combattant associatif lié à la quatrième génération du feu est systématiquement convié aux douze journées nationales commémoratives telles que le 8 mai ou le 11 novembre. Ces associations sont également invitées aux différentes manifestations mémorielles organisées dans le cadre des différents cycles mémoriels. Par ailleurs, le ministère des armées s'efforce de mettre en valeur cette quatrième génération du feu par le biais de ses publications d'armées ou par la voie d'ouvrages qu'il cofinance. Un numéro spécial des « Chemins de la mémoire » a été consacré à ce sujet et a été diffusé au sein de la communauté de Défense à plusieurs milliers d'exemplaires. C'est ainsi que le ministère des armées multiplie les initiatives afin de rendre hommage à la quatrième génération du feu et l'associe systématiquement aux différentes manifestations mémorielles qu'il organise.