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Agression des employés de coopératives forestières

15e législature

Question écrite n° 13333 de M. Daniel Chasseing (Corrèze - Les Indépendants)

publiée dans le JO Sénat du 05/12/2019 - page 5978

M. Daniel Chasseing attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur le problème de la gestion des forêts. Un certain nombre d'activistes, en effet, parce qu'ils refusent les éclaircies nécessaires à la gestion du bois, commencent - c'est une nouveauté ! - à s'en prendre moralement et physiquement aux employés des coopératives forestières (débardeurs comme transporteurs), ainsi qu'à leurs matériels, comme d'autres le font avec les producteurs ou les distributeurs de viande. Un tel comportement est, naturellement, inadmissible et, s'il venait à se généraliser, ingérable à long terme. Élu d'un territoire où les forêts sont nombreuses et leur exploitation indispensable au maintien de la vie dans les territoires, il le remercie de bien vouloir lui préciser de quelle manière il entend endiguer ces regrettables et inutiles agressions



Réponse du Ministère de l'agriculture et de l'alimentation

publiée dans le JO Sénat du 26/03/2020 - page 1447

Les activités agricoles et forestières font face depuis quelques années à des mouvements de contestation montés récemment en puissance, banalisant la critique des actions de gestion forestière réalisées par les professionnels du secteur et allant jusqu'à s'en prendre verbalement aux personnes et physiquement au matériel que ces professionnels mettent en œuvre. Ce phénomène suscite la préoccupation la plus vive et la condamnation la plus formelle des pouvoirs publics pour ces actes délictueux entravant l'activité professionnelle d'un secteur indispensable à l'entretien, la gestion, la valorisation et la pérennisation de notre potentiel forestier national. En zone rurale et périurbaine, c'est la gendarmerie nationale qui est habituellement chargée de la sécurité et à qui incombe donc la mission de police de protéger l'intégrité des biens et des personnes et le libre exercice de l'activité professionnelle des forestiers. Ses forces sont sensibilisées à la montée de ce phénomène affectant nos territoires. Pour sa part, le ministère de l'agriculture et de l'alimentation encourage les acteurs de la filière forêt-bois à mieux communiquer sur leurs métiers, l'utilité de la gestion forestière pour préserver la multifonctionnalité des forêts, et l'importance des matériaux bois dans les objectifs nationaux climatiques. Il n'hésite pas non plus à réaliser lui-même des actions d'information, que ce soit par ses établissements publics que sont l'office national des forêts et le centre national de la propriété forestière, ou lors d'événements grand public, comme le salon international de l'agriculture. Enfin, le Gouvernement a confié une mission de six mois à la députée de la douzième circonscription du Nord pour conduire une réflexion sur les enjeux liés à la forêt dont les questions nouvelles liées à l'évolution de la perception de la forêt par nos concitoyens font partie.