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Modalités de la mise en œuvre du nouveau baccalauréat

15e législature

Question écrite n° 13469 de Mme Hélène Conway-Mouret (Français établis hors de France - SOCR)

publiée dans le JO Sénat du 12/12/2019 - page 6111

Mme Hélène Conway-Mouret attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse sur les modalités de la mise en œuvre du nouveau baccalauréat. Si la première session d'épreuves communes de contrôle continu (E3C) doit avoir lieu à partir de la mi-janvier 2020, son impréparation est dénoncée par de nombreux professeurs.

L'organisation de cette épreuve apparaît précipitée. En effet, les épreuves peuvent avoir lieu sur les heures de cours dans les classes au format habituel mais elles sont trop souvent surchargées avec plus de 35 élèves. Qui les surveillera alors qu'aucun moyen supplémentaire n'est prévu ? Par ailleurs, les professeurs n'ont pas eu le temps de s'approprier des programmes au contenu dense. On note ainsi partout du travail supplémentaire et un stress considérable pour les enseignants comme pour les lycéens.

Concernant le choix des sujets, les équipes pédagogiques et le chef d'établissement seront chargés de leur tirage au sort, ce qui remet quand même en cause le caractère national du diplôme. Il n'est prévu aucun temps de concertation pour permettre aux enseignants de se coordonner et d'adapter les nouveaux contenus avec chacune de leur matière. À ce jour, aucun corrigé ou barème de notation n'est prévu pour aider les enseignants dans leur évaluation, ce qui risque de poser de nombreux problèmes en cas de contestation des notes par les élèves.

Enfin, le problème majeur de cette réforme est l'absence de rémunération supplémentaire des professeurs. Il est incompréhensible qu'aucune indemnité ne soit prévue alors que les professeurs-correcteurs devront de facto corriger ces épreuves sur leur temps libre.

De nombreux professeurs demandent simplement la suppression de cette première session d'épreuves communes. Sans aller jusque-là, il paraît urgent - à un mois des premiers contrôles - de répondre à ces interrogations demeurées sans réponse depuis plusieurs mois. L'attente est forte et le ministère de l'éducation nationale devrait y procéder au plus vite.



En attente de réponse du Ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse.