Question de M. BÉRIT-DÉBAT Claude (Dordogne - SOCR) publiée le 28/05/2020

M. Claude Bérit-Débat attire l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur les problématiques importantes que rencontrent aujourd'hui les associations caritatives et de la solidarité telles que le secours populaire ou encore les restos du cœur, pour ne citer que ces deux structures, face aux conséquences de la crise sanitaire.
Cette dernière induit une paupérisation de nouvelles populations qui n'ont pas eu accès aux aides proposées par l'État. Elles se trouvent fragilisées du fait de leur mise en chômage partiel et ne peuvent plus assurer le repas du midi de leurs enfants.
Citons aussi le cas d'artisans qui ont perdu leur activité et dont les aides n'ont pas suffi à sauver leurs entreprises.
Ainsi, le secours populaire en Dordogne a vu les bénéficiaires de l'aide alimentaire augmenter de 40 % depuis le confinement. Cela a augmenté dans la même proportion au niveau national. Désormais, des étudiants, des travailleurs intérimaires, des chefs d'entreprise viennent grossir la liste des demandeurs d'aide. L'inquiétude des associations précitées se renforce d'ailleurs aujourd'hui car la courbe des demandes est exponentielle. Elles redoutent la fin des mesures du financement du chômage partiel et la fragilisation de nombreuses entreprises, qui malgré le déconfinement ne pourront pas reprendre une activité pérenne avant plusieurs mois et risquent de devoir licencier une partie importante de leurs salariés.
Face à cela, les associations sont confrontées tout d'abord à un manque de moyens financiers et s'interrogent notamment sur le devenir du fonds d'aide européen aux plus démunis (FEAD). Elles sont aussi confrontées à des problèmes de logistique. En effet, alors que la demande d'aide s'accroit fortement, on observe une diminution inquiétante du nombre de bénévoles. Souvent à la retraite, ils ont préféré stopper leur bénévolat du fait du confinement et des consignes de sécurité sanitaires évidentes, et ils ne sont pas encore prêts à le reprendre. Certes, des personnes au chômage partiel se sont proposées mais ces dernières vont bientôt partir en reprenant depuis le 11 mai 2020 leur activité professionnelle.
Aussi, il lui demande quelles mesures le gouvernement compte prendre pour soutenir le tissu associatif du secteur solidaire et caritatif afin d'éviter que la crise sanitaire se transforme en crise sociale d'une amplitude rare qui touchera en premier lieu les personnes les plus précaires ou qui vont tomber dans la précarité.

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Transmise au Ministère des solidarités et de la santé


La question a été retirée pour cause de fin de mandat.

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