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Mesures pour la santé mentale et la psychiatrie à la suite de la crise sanitaire liée à la Covid-19

15e législature

Question écrite n° 19502 de M. Hervé Gillé (Gironde - SER)

publiée dans le JO Sénat du 10/12/2020 - page 5836

M. Hervé Gillé attire l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur l'état de la santé mentale et de la psychiatrie à la suite de la deuxième vague de la Covid-19.

La crise sanitaire qui dure maintenant depuis plusieurs mois implique un accroissement des besoins pour notre système de soins. Pourtant, il apparaît que les conséquences en termes de santé mentale et la question de l'accès aux soins psychiatriques pour que tous les Français ne soient pas traités à la mesure des difficultés actuelles.

Psychiatres et psychanalystes avaient alerté dès la fin du premier confinement sur les conséquences de cette crise sur la santé mentale. Ces professionnels alertent de nouveau aujourd'hui car la situation s'aggrave.

Ils constatent l'émergence de nombreux symptômes, conséquences psychiatriques directement liées à la situation sanitaire et aux contraintes qu'elle impose notamment au travers des mesures du confinement : une hausse de 30 % des risques de nouveaux cas de dépression, 20 % de nouveaux cas de troubles d'anxiété selon plusieurs études. Les consultations sont déjà saturées et le manque de moyens chronique du secteur de la psychiatrie devient aujourd'hui une question essentielle.

Ce secteur de soins appelle des solutions d'urgence notamment une campagne d'information permettant de « déstigmatiser » les problèmes psychiatriques pour lever les préjugés, le développement de plate-forme d'information et d'aide, et des facilitations pour l'accès aux professionnels dans des parcours de soins lisibles et plus nombreux.

En conséquence de quoi il lui demande quelle est la stratégie du Gouvernement pour donner au secteur de la santé mentale et de la psychiatrie les moyens de répondre à la demande de soins urgente. Enfin, il l'interroge à plus long terme sur les possibilités d'une mission interministérielle qui permettrait d'élaborer un projet de loi pour la psychiatrie et la santé mentale « parent pauvre » de la santé en France.



En attente de réponse du Ministère des solidarités et de la santé.