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Remise à niveau des élèves scolarisés dans les établissements d'enseignement français du « rythme sud »

15e législature

Question écrite n° 20136 de Mme Évelyne Renaud-Garabedian (Français établis hors de France - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 21/01/2021 - page 344

Mme Évelyne Renaud-Garabedian interroge M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur la remise à niveau des élèves scolarisés dans les établissements d'enseignement français du « rythme sud ». L'année scolaire vient de s'achever pour eux et, dans la plupart des pays suivant ce calendrier, la majorité des cours s'est exclusivement tenue en distanciel en raison du confinement. Bien que les établissements du réseau de l'agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) aient assuré ou tenté d'assurer la continuité des enseignements, de nombreux élèves présentent des retards d'apprentissage ou se trouvent en situation de décrochage scolaire. Nombreux sont également les parents inquiets de l'absence de cours en présentiel, qui réfléchissent actuellement à un changement d'établissement pour scolariser leur enfant hors système français. Les établissements concernés ont proposé que dès la rentrée scolaire de février-mars 2021 des cours de mise à niveau soient dispensés aux élèves en ayant besoin. Elle souhaiterait savoir si cette proposition sera généralisée à l'ensemble des établissements du rythme sud et quels sont les moyens prévus pour la mise en pratique de ces cours. Elle lui demande également si les élèves concernés ont pu être identifiés et leur famille informée, et ce, afin d'apprécier au mieux les besoins pédagogiques.



Réponse du Ministère de l'Europe et des affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 15/04/2021 - page 2520

En raison de la crise sanitaire, les élèves des 17 établissements d'enseignement français à l'étranger dits « du rythme Sud » (16 en Amérique du Sud et un en Océanie) suivent un enseignement à distance depuis près d'un an, conformément aux décisions prises par les autorités locales. Depuis la rentrée de février 2021, les équipes pédagogiques des établissements, en lien avec l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE), procèdent à l'évaluation de l'ensemble des élèves afin d'identifier leurs difficultés éventuelles. À cette fin, l'AEFE propose aux équipes pédagogiques de s'appuyer sur les évaluations diagnostiques prévues par le ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports (MENJS) en classes de CP, CE1, 6ème et 2nde, en les adaptant pour tenir compte du contexte d'enseignement à distance qu'ont connu les élèves. Par ailleurs, des tests d'évaluation diagnostique seront également proposés dans l'ensemble des classes du premier degré. Plus que d'une "remise à niveau", il s'agit d'identifier précisément les difficultés des élèves apparues pendant la période d'enseignement à distance et d'y apporter une remédiation. Dans le premier comme dans le second degré, les familles seront informées de la passation de ces tests, de leur caractère confidentiel et de la possibilité de consulter les résultats de leurs enfants. Selon les besoins identifiés, la remédiation pourra se faire dans le cadre des enseignements en classe, pendant les heures d'accompagnement personnalisé prévues à l'emploi du temps des élèves ou dans le cadre de dispositifs individualisés spécifiques comme le programme personnalisé de réussite éducative (PPRE). Les résultats de ces évaluations permettront d'assurer un pilotage pédagogique affiné. Enfin, l'AEFE reste particulièrement attentive à la situation des élèves qui suivent, encore aujourd'hui, un enseignement à distance. Elle veille en particulier à l'amélioration permanente des contenus, dans la continuité des leçons tirées de l'enquête sur l'enseignement à distance réalisée, en septembre 2020, auprès des familles, des élèves et des enseignants. Au-delà des dispositifs spécifiques d'appui aux établissements « du rythme Sud », le ministère de l'Europe et des affaires étrangères est pleinement mobilisé par la mise en oeuvre des différents segments du plan d'urgence pour l'enseignement français à l'étranger adopté au printemps dernier. Dans ce cadre, tous les établissements, quel que soit leur statut, et toutes les familles, françaises et étrangères, peuvent bénéficier de dispositifs d'aide.