Allez au contenu, Allez à la navigation

Difficultés rencontrées par les psychologues depuis le début de la crise de la Covid-19

15e législature

Question écrite n° 24158 de M. Christian Klinger (Haut-Rhin - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 05/08/2021 - page 4804

M. Christian Klinger attire l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur les difficultés rencontrées par le corps de métier des psychologues cette dernière année ainsi que sur les propositions gouvernementales qui ne répondent pas aux attentes de la profession.
En effet, les psychologues ont rencontré une forte augmentation de leurs consultations l'année passée en raison de l'impact psychique important de la crise du covid-19 et des confinements successifs sur les Français. Cela aurait entrainé une augmentation de la charge de travail pour 75 % des psychologues. Pourtant, la profession considère qu'elle n'a pas obtenu une revalorisation suffisante de ses conditions de travail, malgré la participation importante lors de la gestion de crise et la surcharge de travail. Par exemple les grilles salariales des psychologues hospitaliers n'ont pas été remaniées depuis près de 30 ans. Le Ségur de la santé n'a pas permis de revaloriser de manière significative le salaire des psychologues de la fonction publique hospitalière.
Cette situation est couplée à une désapprobation de la part des praticiens envers les nouvelles propositions du Gouvernement, notamment celles visant à permettre à l'ensemble de la population française d'accéder aux consultations des psychologues. Ces propositions incluent un remboursement de 30 euros pour les étudiants et 22 euros pour les enfants pour trente minutes de consultation. Les psychologues estiment que le parcours pour accéder à ce remboursement est trop pesant et inégalitaire, puisqu'il faut la prescription d'un médecin traitant. De plus, la rémunération est trop basse d'après les professionnels. Ainsi, ces propositions sont inadaptées, à la fois à la réalité des patients avec la prescription médicale, et à la réalité des psychologues avec la sous-tarification des consultations.
Par conséquent, il souhaiterait connaitre les intentions du Gouvernement et du ministère de la santé pour répondre aux attentes des psychologues, particulièrement sur les sujets de l'association de la profession dans les parcours de soins, de la simplification des parcours de soins et de l'élargissement des dispositions de remboursement des consultations psychologiques.



En attente de réponse du Ministère des solidarités et de la santé.