Question de M. MASSON Jean Louis (Moselle - NI) publiée le 14/09/2023

M. Jean Louis Masson attire l'attention de Mme la ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur le fait que la décision des États-Unis, de livrer à l'Ukraine, des munitions à uranium enrichi engage encore un peu plus les pays de l'organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) dans un conflit qui peut finir par une troisième guerre mondiale. À l'évidence, l'OTAN cherche un écrasement militaire de la Russie. Or, ce pays n'a probablement pas l'intention de se laisser faire et face à la disproportion des moyens mis en oeuvre par l'OTAN, il finira par s'engager à son tour, dans une escalade militaire. En 1914, on a vu à quoi une telle surenchère peut conduire. Contrairement à ce que le matraquage médiatique d'une presse occidentale entièrement à la solde de l'OTAN veut faire croire, les responsabilités dans la guerre actuelle sont largement partagées. Depuis des décennies, les pays baltes et la Pologne conduisent une politique viscéralement hostile à la Russie, or l'Ukraine était en passe de suivre le même chemin. On peut comprendre que la Russie ait réagi contre cet encerclement. Par le passé, les États-Unis étaient prêts à engager une guerre pour empêcher l'implantation d'armements soviétiques à Cuba. De même, la Russie est aujourd'hui préoccupée par l'avancée de l'OTAN le long de ses frontières, ce qui est en totale contradiction avec les engagements pris lors de l'effondrement du pacte de Varsovie. Il lui demande donc si, au lieu de mettre de l'huile sur le feu, les pays de l'OTAN ne devraient pas rechercher un retour sans condition à la paix, notamment par un cessez-le feu immédiat entre les deux belligérants.

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La question a été retirée pour cause de fin de mandat.

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