Séance du 10 novembre 1998
M. le président.
Avant de mettre aux voix l'ensemble du projet de loi, je donne la parole à M.
Cornu pour explication de vote.
M. Gérard Cornu.
Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, le texte que
nous venons d'examiner répond manifestement à une nécessité, nous en sommes
tous d'accord. En effet, la prolifération des chiens agressifs pose un
véritable problème de société.
Je veux souligner le brio de notre rapporteur, qui a su nous convaincre de
l'utilité de ces nouvelles dispositions. Telles qu'amendées aujourd'hui, elles
répondent aux préoccupations actuelles, ce dont le Sénat ne peut que
s'honorer.
Nous avons bien fait de rétablir une seule et même catégorie de chiens
potentiellement dangereux.
M. le rapporteur a également su nous convaincre de la nécessité d'adopter un
délai de quinze jours au lieu des huit jours ouvrés prévus, à la fois au regard
du problème de la rage et pour des raisons de simplification.
Le groupe du RPR votera le texte tel qu'il a été amendé par la Haute
Assemblée, mais il veillera également à son application. A cette fin, il
demande au Gouvernement d'engager les moyens d'accompagnement nécessaires.
M. Dominique Braye,
rapporteur. Je demande la parole.
M. le président.
La parole est à M. le rapporteur.
M. Dominique Braye,
rapporteur. Je serai bref, car je crois avoir été suffisamment explicite
dans la discussion générale et lors de l'examen des articles.
Monsieur le ministre, si la navette était encore possible, sans doute
arriverions-nous à élaborer un projet à peu près applicable. Cela étant, nous
aurons, bien sûr, un certain nombre de rendez-vous que l'application du texte
sur le terrain ne manquera pas de nous donner.
Je regrette donc que nous n'ayons pas pu aller plus loin. C'eût été possible
si la concertation avait été plus approfondie avec tous ceux qui étaient
concernés par ce projet de loi, qui le prenaient très au sérieux parce qu'ils
connaissent le problème des animaux dangereux, parce qu'ils sont confrontés
quotidiennement à leur utilisation délictuelle en tant qu'arme par destination.
Pour vivre cela moi-même sur le terrain, j'estimais avoir une lourde
responsabilité au regard de l'applicabilité des mesures que nous allions
adopter.
Cela étant, je vous remercie, monsieur le ministre, des quelques mesures
avancées que vous avez permises.
J'espère en tout cas - on peut toujours rêver ! - que les membres de la
commission mixte paritaire, qui ont encore huit jours pour rapprocher leurs
points de vue, ne feront pas apparaître, sur cette question des animaux
dangereux, où il n'a rien à y faire, un clivage gauche-droite. Pour ma part,
j'essaie de trouver des solutions à des problèmes importants, réels et
quotidiens, et c'est d'ailleurs pourquoi je me suis engagé aussi fortement sur
cette question.
Je veux remercier aussi notre collègue Lucien Lanier, rapporteur pour avis, au
nom de la commission des lois, lors de la première lecture de ce projet de loi.
En effet, chacun sait bien que, si je suis le seul à présenter un rapport
aujourd'hui, mes propositions sont, en fait, le fruit d'un travail commun avec
Lucien Lanier.
Enfin, je veux naturellement remercier les collègues ici présents d'avoir fait
confiance à leur rapporteur et à la commission des affaires économiques, dont
tous les membres, qu'ils soient de droite ou de gauche, se sont retrouvés sur
bien des points importants.
Mais il est vrai qu'entre la salle de la commission des affaires économiques
et du Plan, où l'on juge de façon relativement impartiale, conviviale un
certain nombre de problèmes, et, un étage plus bas, l'hémicycle, il y a
manifestement des choses qui se passent et qui font que ce n'est plus tout à
fait pareil. Pour ma part, j'aimerais que l'attitude des membres de notre Haute
Assemblée dans l'hémicycle soit la plus proche possible de ce qu'elle est en
commission.
M. le président.
Personne ne demande plus la parole ?...
Je mets aux voix l'ensemble du projet de loi.
(Le projet de loi est adopté.)
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