SEANCE DU 23 NOVEMBRE 2001


QUESTIONS ORALES REMISES À LA PRÉSIDENCE DU SÉNAT (Application des articles 76 à 78 du réglement)


Application de la CMU
et difficultés financières des mutuelles

1207. - 22 novembre 2001. - Mme Valérie Létard attire l'attention de Mme le ministre de l'emploi et de la solidarité sur les difficultés financières grandissantes que rencontrent les mutuelles qui avaient décidé de participer au dispositif de prise en charge complémentaire qui a été mis en place par la loi n° 99-641 du 29 juillet 1999 créant la couverture maladie universelle. En effet, le panier de soins qui avait été prévu à l'origine pour couvrir les besoins d'une personne pour un an avait été estimé à 1 500 francs. En réalité cette enveloppe s'est révélée insuffisante et le coût pour les mutuelles est toujours largement supérieur à cette limite. Devant cette sous-estimation du financement, les mutuelles engagées dans ce dispositif n'ont de choix qu'entre renoncer à participer à cette mesure ou augmenter encore le montant des cotisations réglées par leurs adhérents. C'est ainsi par exemple que la mutuelle Intégrance dont l'effectif composé à 74 % de personnes handicapées et de familles aux revenus très modestes ne lui permet pas d'envisager une hausse sensible de ses cotisations, vient de décider, à regret, de sortir du dispositif CMU. D'autres mutuelles, membres de la Fédération nationale de la mutualité interprofessionnelle ont annoncé le maintien provisoire de leur participation mais leur intention de se retirer en 2003 si le principe d'une réévaluation annuelle des remboursements de la part complémentaire n'est pas envisagé. Devant la montée des mises en garde adressées par le mouvement mutualiste sur l'irréalisme du financement actuel, elle lui demande si elle envisage une remise à plat du dispositif financier, afin d'éviter un désengagement massif des organismes concernés.

Revendications des internes en pharmacie

1208. - 22 novembre 2001. - M. Dominique Leclerc attire l'attention de M. le ministre délégué à la santé sur les revendications des internes en pharmacie. Ceux-ci souhaitent obtenir une amélioration de leur statut. Ils demandent à cet effet une application immédiate du repos de sécurité en leur faveur, que leur temps de travail soit réduit et aménagé conformément à la loi relative à la réduction du temps de travail. Enfin, ils aspirent à ce que les gardes et astreintes soient revalorisées. Il lui serait reconnaissant de bien vouloir lui faire savoir s'il envisage de donner satisfaction à ces revalorisations qui lui paraissent justifiées.