Allez au contenu, Allez à la navigation

BRANGIER Pierre

Ancien sénateur des Deux-Sèvres

  • IIIème République

    Ancien sénateur de la
    IIIe République

Election

  • Elu le 11 janvier 1920
  • Fin de mandat le 9 janvier 1927 ( Non réélu )

Extraits de la table nominative :

Biographie

1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)

1889-1940

BRANGIER (PIERRE, ARMAND), né le 7 septmebre 1859 à Breloux-la-Crèche (Deux-Sèvres), mort le 26 août 1944 à La Rochebeaucourt (Dordogne).

Sénateur des Deux-Sèvres de 1920 à 1927.

Fils d'un docteur en médecine qui fut républicain sous l'Empire et qui exerçait à Breloux, neveu de deux médecins établis l'un à Echiré, l'autre à Vautebis dans les Deux-Sèvres, Pierre, Armand Brangier fit ses études classiques au lycée Fontanes de Niort, les poursuivit à Poitiers, enfin à Paris en vue d'entrer aussi dans la carrière médicale. Mais ses aptitudes scientifiques dérivèrent bientôt vers l'industrie où son activité trouvait un champ plus vaste.

Pendant plusieurs années, il dirigea une distillerie d'alcool de betteraves fondée par son père aux Estrées, près de La Crèche.

La renommée qu'il s'était acquise et la popularité dont il jouissait lui valurent d'être élu maire de Breloux où il contribua à la fondation de la laiterie coopérative de La Crèche, dont il fut le premier président.

Partisan de l'association de l'agriculture et de l'industrie, il conçut le projet, qu'il considérait comme plein d'avenir de faire de l'alcool le véritable « pétrole français ». Il n'aboutit pas aux résultats attendus, l'alcool ayant augmenté sans cesse de prix, tandis que se développait l'industrie des raffineries de pétrole. Pierre, Armand Brangier n'hésita cependant pas à fonder une importante association technique qui groupa les grands distillateurs de France, les fabricants de vernis et de produits chimiques, sous la dénomination d'« Association pour l'emploi industriel de l'alcool ». Il en fut le président pendant cinq années et organisa, en cette qualité, deux expositions internationales de l'alcool à Paris, à la Galerie des machines et au Grand Palais qui eurent beaucoup de retentissement ; au cours de ces manifestations le public put assister à des courses d'automobiles alimentées par l'alcool, à titre de démonstration. L'Amérique l'attirait en raison de ses immenses ressources en matières première et de ses vastes champs ouverts à l'expérimentation industrielle. Il fit plusieurs voyages d'études en Californie en 1903 et 1904 et alla s'y fixer avec sa famille en 1905. C'est proche de la côte du Pacifique qu'il mit en application ses nouveaux projets de fabrication plus économique de l'alcool et qu'il fonda une importante distillerie à laquelle il annexa d'autres fabrications telles que : potasse, fourrages mélassés, vernis, glycérine, etc.

Lorsque la guerre de 1914 éclata, il n'était plus mobilisable. Il tint à servir néanmoins et intensifia ses fabrications utilisées par les armées alliées tandis qu'il favorisait la propagande française aux Etats-Unis. Il livra notamment à l'industrie américaine un procédé nouveau de fabrication de l'acétone qui permit à l'Angleterre, à qui ce produit faisait défaut pour la fabrication d'explosifs puissants, de renouveler régulièrement ses stocks. Et, tandis que son fils aîné était aux armées, sa femme et ses deux filles venaient créer à Paris l'oeuvre du « Vestiaire franco-américain» qui, avec d'autres concours particuliers vint efficacement en aide aux populations réfugiées dans la capitale. Il fut également le bienfaiteur de « l'Orphelinat des armées » dont un des établissements porte le titre de « Fondation P.A. Brangier ».

En 1917 il rentra définitivement en France sans avoir réalisé ses intérêts sis en Amérique et se fixa dans sa commune natale pour y transférer une des industries qu'il exploitait aux U.S.A.

Il acquit cette même année Le Mémorial des Deux-Sèvres, journal indépendant qu'il désira développer et mettre au service de la cause de la France et de la République.

Il fit acte de candidature au renouvellement sénatorial du 11 janvier 1920, sous l'étiquette progressiste, Il fut élu au troisième tour de scrutin par 386 voix contre 375 à M. Aguillon sénateur sortant, radical-socialiste. Il se fit inscrire au groupe de l'Union républicaine et devint membre de la Commission de l'initiative parlementaire, de la Commission des finances, de celle des chemins de fer, de celle des transports et de l'outillage national, de celle des affaires étrangères et de politique générale des protectorats. Il participa à de nombreuses discussions parmi lesquelles il faut citer : le relèvement des taxes postales, les nouvelles ressources fiscales, le budget de l'exercice 1920 (1920) ; le budget de l'exercice 1921; il développa une interpellation relative aux désordres financiers et administratifs, s'intéressa à la sécurité des voyageurs, à la fréquetation scolaire, à l'inexécution du traité de paix et du programme ministériel, aux incidents de la Cour d'assises de Versailles, au budget de l'exercice 1922 (1921) ; aux garanties à exiger de l'Allemagne (1922) ; à la hausse du prix du sucre, à la police de la chasse, au régime des pensions, aux baux à loyer, à la perception des impôts (1923) ; aux ressources fiscales aux loyers commerciaux ou industriels, à l'amnistie, à l'organisation des cadres de réserve, aux habitations à bon marché (1924) ; aux conseils de préfecture, aux céréales et farines, au budget de l'exercice 1925, aux décorations de l'aéronautique, aux établissements de bienfaisance privés (1925) ; à la limitation des heures de travail dans les établissements industriels (1926).

Il se fit battre au renouvellement du 9 janvier 1927, par M. Hery, radical-socialiste, au premier tour de scrutin, n'obtenant que 305 voix contre 410 à son adversaire.

Il reprit la direction de ses affaires à Breloux puis alla se fixer en Dordogne où il mourut, le 26 août 1944, à La Rochebeaucourt, à 85 ans.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

Afficher le texte

Avertissement : les extraits de tables nominatives et biographies sont issus d'une reconnaissance automatisée des caractères ; merci de nous signaler toute erreur ou coquille.

Pour toute remarque, veuillez contacter : anciens-senateurs@senat.fr

Photo de M. Pierre BRANGIER, ancien sénateur
Etat-civil
Né le 7 septembre 1859
Décédé le 26 août 1944
Profession
Industriel
Département
Deux-Sèvres
  • Mis à jour le 02 août 2014