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COIGNET Jean

Ancien sénateur du Rhône

  • IIIème République

    Ancien sénateur de la
    IIIe République

Election

  • Elu le 11 janvier 1920
  • Fin de mandat le 8 janvier 1927 ( Non réélu )

Extraits de la table nominative :

Biographie

1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)
1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1889-1940

COIGNET (JEAN), né le 13 mai 1855 à Lyon (Rhône), mort le 20 avril 1947 à Lyon.

Sénateur du Rhône de 1920 à 1927.

Issu d'une vieille famille d'industriels lyonnais, Jean Coignet fit ses études secondaires au lycée de Lyon. Elève hors de pair, il entra à l'Ecole polytechnique en 1874 puis à l'Ecole des Mines en 1876. Il en démissionna cette même année pour prendre la direction de l'usine d'engrais de Saint-Denis, créée par son grand-père François Coignet, pour la fabrication de phosphates et de superphosphates de chaux. Il devint directeur commercial de toute la société en 1881, prit en main en 1882 l'ensemble des usines familiales de la région lyonnaise, et créa une maison de vente à Londres. Tout en continuant les anciennes productions de la société il leur adjoignit l'industrie du phosphore moulé, du phosphure et du sesquiphosphure de cuivre et de l'acide phosphorique. Il entra à la Chambre de commerce de Lyon en 1897 et en devint Président pour le rester jusqu'en 1922.

Titulaire en outre d'une licence ès sciences mathématiques, qui élargissait encore sa vaste culture, il publia un nombre considérable d'opuscules sur les problèmes intéressant le travail, l'économie politique, les intérêts de la région lyonnaise, notamment la navigation du Rhône et la gare d'eau de Perrache, les voies d'accès au tunnel du Simplon, le raccordement des voies ferrées aux voies d'eau, la construction du pont de l'université, les contrats d'apprentissage, la législation des locaux insalubres, le bimétallisme, le système des impôts, etc. On lui doit notamment une Notice historique sur l'industrie des produits chimiques à Lyon (1894), Histoire de la maison Coignet (1900).

Il se présenta aux élections sénatoriales du 11 janvier 1920 dans le département du Rhône et fut élu au premier tour de scrutin, par 399 voix sur 761 votants. Inscrit au groupe de la gauche républicaine, il siégea à la Commission des chemins de fer, à la Commission d'expropriation pour cause d'utilité publique, à celle du commerce, de l'industrie, du travail et des postes, à celle des questions minières, à celle des mines, à celle des travaux publics, à celle des récompenses nationales et à celle des finances pour le budget de l'exercice 1927. Il fit preuve d'une grande activité ; il participa à la tribune à de nombreuses discussions sur: le relèvement des tarifs de chemins de fer (1920), le relèvement des taxes postales (1920), les nouvelles ressources fiscales (1920), la protection de la propriété commerciale (1920), l'amnistie (1920), les budgets des travaux publics et de l'instruction publique de l'exercice 1921 (1921), les travaux d'aménagement du Rhône (1921), les marchandises en souffrance dans les gares (1921), les taxes télégraphiques internationales (en qualité de rapporteur) (1921), le nouveau régime des chemins de fer (1921), la convention passée avec les chemins de fer du Midi (en qualité de rapporteur) (1921), les allocations temporaires (1921), l'usine de Lannemezan (1921), la fréquentation scolaire (1921), l'éducation physique (1921), la société lyonnaise des matières colorantes (1921), le régime des loyers (1922), le crédit pour l'armée du Levant (1922), l'énergie électrique (1922), la taxe sur le chiffre d'affaires (1923), le recrutement de l'armée (1923), les baux d'immeubles appartenant à l'Etat (1923), les décorations à décerner à l'occasion de l'exposition coloniale de Marseille (1923), la hausse illicite des loyers (1923), la réforme du régime des pensions (1923), les baux à loyer (1923), l'Office des mines domaniales de la Sarre (1924), l'incompatibilité du mandat législatif (1924), l'ammoniaque synthétique (1924), les ressources fiscales (1924), les baux à usage commercial ou industriel (1924), le régime fiscal applicable au petit commerce (1924), le régime des pensions (1924), le droit de vote de suffrage familial, et le droit de vote et d'éligibilité pour les femmes (1924), le programme postal (1924), la taxation des denrées alimentaires (1924), les obligations et les parts de fondateur (1924), la désorganisation des transports (1924), l'approvisionnement en blé, en farine et en pain (1924), les établissements de bienfaisance privés (1925), les sociétés à responsabilité limitée (1925), la répression des fraudes dans le commerce des engrais (1925), l'emprunt pour le réseau métropolitain (1925), les céréales et farines (1925), la compétence des juges de paix (1925), la deuxième tranche du programme naval (1925), la création d'un institut international de coopération intellectuelle (1925), l'attribution de croix de la Légion d'honneur à l'occasion de l'exposition de Strasbourg (1925), les nouveaux droits mis par l'Allemagne à l'entrée des raisins frais (1925), l'équilibre de la trésorerie (1925), la clause compromissoire en matière commerciale (1925), les sociétés à responsabilité limitée dans les départements recouvrés (1926), le paiement des droits de douane en francs papier (1926), la création de nouvelles ressources fiscales (1926), les loyers (1926), le chemin de fer de Valence à Saint-Péray (Ardèche) (en qualité de rapporteur) (1926), l'article 106 du Code de commerce (objets transportés) (1926), le recrutement des instituteurs (1926), l'approvisionnement en blé, en farine et en pain (1926), la stabilisation de la monnaie (1926), les articles 419 et 420 du Code pénal (1926), la limitation des heures de travail dans les établissements industriels (1926), le budget de l'Algérie (1926), etc.

Au renouvellement du 9 janvier 1927, il n'obtint, au deuxième tour de scrutin, que 296 voix sur 774 votants Cet échec le renvoya à ses nombreuses activités industrielles.

Il mourut le 20 avril 1947 à Lyon, âgé de 92 ans.

Il était officier de la Légion d'honneur et officier de la Couronne d'Italie.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

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1940-1958

COIGNET (Jean)

Né le 13 mai 1855 à Lyon (Rhône)

Décédé le 20 avril 1947 à Lyon

Sénateur du Rhône de 1920 à 1927

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome III, p. 1094 et 1095)

N'ayant pas été réélu aux sénatoriales de janvier 1927, Jean Coignet se retire de la vie politique pour se consacrer à la gestion des nombreuses entreprises chimiques qu'il avait contribué à créer.

Il meurt à Lyon, le 20 avril 1947.

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Photo de M. Jean COIGNET, ancien sénateur
Etat-civil
Né le 13 mai 1855
Décédé le 20 avril 1947
Profession
Industriel
Département
Rhône
  • Mis à jour le 02 août 2014