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DRIVET Antoine

Ancien sénateur de la Loire

  • IIIème République

    Ancien sénateur de la
    IIIe République

Election

  • Elu le 11 janvier 1920
  • Réélu le 6 janvier 1924
  • Réélu le 10 janvier 1933
  • Fin de mandat le 31 décembre 1941

Extraits de la table nominative :

Biographie

1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)
1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1889-1940

DRIVET (ANTOINE), né le 1er septembre 1863 à Louhans (Saône-et-Loire), mort le 6 juin 1946 à Feurs (Loire).

Député de la Loire de 1910 à 1919. Sénateur de la Loire de 1920 à 1941.

Issu d'une famille modeste, Antoine Drivet eut le mérite de développer, par ses propres moyens, ses talents artistiques : il devint sculpteur.

Il fit son entrée dans la vie politique à la faveur des élections générales législatives des 24 avril et 8 mai 1910 : il obtint au deuxième tour de scrutin 9.331 voix contre 9.022 à son principal concurrent, M. Ory, sur 22.073 votants, dans la deuxième circonscription de Montbrison. Ce succès l'amena au Conseil général de la Loire et à la mairie de Feurs à partir du 19 mai 1912. Inscrit, à la Chambre des Députés, au groupe radical-socialiste, il appartint à diverses Commissions, notamment à celle d'assurance et de prévoyance sociales. Il participa à la discussion des budgets de l'Agriculture et de la Guerre de l'exercice 1911 (Application de la loi sur la tuberculose et militaires blessés en service commandé) (1910) ; des budgets du Travail (payement des salaires) et des Postes et télégraphes (facteurs auxiliaires) de l'exercice 1912 (1911) ; du projet de loi tendant à réduire à dix heures la durée du travail dans les établissements industriels (1912) ; des budgets de l'Agriculture (concours et comices, industrie chevaline), des Postes et télégraphes de l'exercice 1913 (1912) et de la loi de finances du même exercice (eaux minérales) (1913) ; des budgets du Travail (caisses de secours contre le chômage), de l'intérieur (retraites ouvrières), des Postes et télégraphes (facteurs et auxiliaires) de l'exercice 1914 (1914) et du projet de loi ayant pour objet d'accorder une bonification aux veuves d'assurés aux retraites ouvrières (1914).

Réélu aux élections générales du 26 avril 1914, au premier tour de scrutin, par 9.195 voix. contre 1.175 à M. Ory, sur 11.749 votants, il fut membre de diverses Commissions, notamment de celle des postes et des télégraphes, de celle des mines, et de la Commission d'enquête sur la métallurgie (1919). Auteur de deux propositions de loi d'intérêt local, il fut chargé de rapporter : la proposition de résolution tendant à l'assimilation aux facteurs de la Seine des facteurs suburbains en résidence en Seine-et-Oise (1917) ; le projet de loi tendant à accorder certaines immunités fiscales aux sociétés civiles de mines situées dans les régions envahies ou dévastées (1919); la proposition de loi ayant pour objet de modifier certains articles du Livre II du Code du travail, relatifs à la durée du travail dans les mines (1919). Il se fit entendre au cours de la discussion de projets de loi portant ouverture de crédits provisoires (1916, 1917, 1918) ; d'une interpellation sur l'inégalité des soldes et salaires octroyés aux mobilisés (1917) ; d'une proposition de loi tendant à organiser la production de guerre (1917) ; d'une proposition de résolution relative aux permissions militaires (1917) ; d'une proposition de résolution relative aux permissions des viticulteurs et des agriculteurs (1917) ; des interpellations relatives au problème du charbon et à la politique minière du Gouvernement (1917) ; du projet de loi tendant à modifier la législation des pensions des armées de terre et de mer (1918-1919) ; du projet de loi tendant à relever les suppléments temporaires de certains traitements et de certaines soldes (1918) ; du budget ordinaire des services civils de l'exercice 1918 (Instruction publique) (1918) ; des interpellations sur la crise des transports (1918) du projet de loi tendant à modifier la loi de 1810 sur les mines (1918) ; de diverses propositions de loi relatives à une indemnité de démobilisation (1919); d'interpellations concernant le consortium des métaux et la démobilisation des usines (1919) ; d'une proposition de résolution sur le rétablissement de la liberté commerciale (1919); de la proposition de loi relative à la durée du travail dans les mines, en qualité de rapporteur (1919).

Il essuya un échec aux élections générales du 16 novembre 1919, qui eurent lieu au scrutin de liste. Il figurait en dernière position sur la liste du bloc républicain et socialiste qui n'eut que deux élus. Il recueillit personnellement 48.284 voix sur 132.611 votants.

Mais il prit sa revanche au renouvellement sénatorial du 11 janvier 1920, où il obtint au premier tour de scrutin 605 voix sur 959 votants. Il eut le même succès au renouvellement des 6 janvier 1924, par 510 voix sur 963 votants, et 10 janvier 1933, par 526 voix sur 988 votants, toujours au premier tour de scrutin.

Inscrit au groupe de la gauche démocratique, et n'appartenant encore à aucune Commission, il intervint, en 1920, dans la discussion du projet de loi relatif aux douzièmes provisoires, applicables aux mois de janvier et de février 1921. L'année suivante, il entra à la Commission des chemins de fer, transports et outillage national et à celle du commerce, industrie, travail et postes. Il se fit entendre dans la discussion du budget de l'exercice 1921 (Intérieur, Travaux publics, Forces hydrauliques) ; dans celle du projet de loi autorisant la perception de surtaxes sur les canaux d'irrigation, dans celle du projet de loi relatif à l'éducation physique et dans la discussion du budget de l'exercice 1922 ; en 1923, il parle dans la discussion : du projet de loi sur le recrutement de l'armée, du budget de l'exercice 1923 (Travaux publics, Instruction publique, Loi de finances) ; du projet de loi tendant à faciliter la distribution de l'énergie électrique dans les campagnes et du projet de loi relatif aux fondations dans les établissements hospitaliers ; en 1926, il intervint dans la discussion : du budget de cet exercice (Agriculture, Travail, Intérieur), de la proposition de loi sur les accidents du travail, du budget de l'exercice 1927 (Travaux publics, Agriculture, Instruction publique) ; en 1927, il démissionne de la Commission du commerce et prend part à la discussion du budget de 1928 (Travaux publics) ; en 1928, il prend part aux débats budgétaires de l'exercice 1929 (Instruction publique) ; en 1930, il se fait entendre sur les assurances sociales et sur l'organisation des tribunaux de première instance ; en 1931, il intervient : au cours de la discussion du budget de l'exercice 1931-1932 ((Intérieur, Travaux publics, Loi de finances) ; en 1932, sur le budget de ce même exercice (Agriculture, Travaux publics).

A partir de 1933, son activité diminue : il ne prend plus part à aucune discussion.

Le 10 juillet 1940, au congrès de Vichy, il s'abstient volontairement dans le vote sur les pleins pouvoirs à accorder au maréchal Pétain. Il est révoqué par le Gouvernement de Vichy et ne sera rétabli dans ses fonctions municipales qu'à la Libération.

Il est mort à Feurs (Loire), le 6 juin 1946, à l'âge de 83 ans.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

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1940-1958

DRIVET (Antoine)

Né le 1er septembre 1863 à Louhans (Saône-et-Loire)

Décédé le 6 juin 1946 à Feurs (Loire)

Député de la Loire de 1910 à 1919

Sénateur de la Loire de 1920 à 1941

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome IV, p. 1490 et 1491.)

Antoine Drivet s'abstient lors du vote du 10 juillet 1940 ; puis il est révoqué de ses fonctions de maire de Feurs par le gouvernement de Vichy. Ce n'est qu'à la Libération qu'il se retrouve au conseil municipal, mais disparaît dès le 6 juin 1946.

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Photo de M. Antoine DRIVET, ancien sénateur
Etat-civil
Né le 1er septembre 1863
Décédé le 6 juin 1946
Profession
Sculpteur
Département
Loire
  • Mis à jour le 22 décembre 2014