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GARRIGAT Jean

Ancien sénateur de la Dordogne

  • IIIème République

    Ancien sénateur de la
    IIIe République

Election

  • Elu le 25 janvier 1885
  • Fin de mandat le 20 janvier 1891 ( Décédé )

Extraits de la table nominative :

1885 , 1886 , 1887 , 1888 , 1889 , 1890 , 1891

Biographie

avant 1889  (Extrait du «Robert et Cougny»)
1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)

avant 1889

GARRIGAT (JEAN-ZACHARIE-ALBERT), député de 1876 à 1885, membre du Sénat, né à Bergerac (Dordogne) le 25 janvier 1839, étudia la médecine à Paris, et, reçu docteur (1861), vint exercer dans sa ville natale. L'influence qu'il ne tarda pas à acquérir le fit élire d'abord conseiller municipal de Bergerac. Il combattit l'empire, fit de la propagande contre le plébiscite de 1870, et, pendant la guerre franco-allemande, servit comme chirurgien-major dans la 2e légion des mobilisés de la Dordogne. En octobre 1871, le canton de Bergerac le choisit pour son représentant au conseil général de la Dordogne. Le docteur Garrigat s'y fit remarquer par une motion dont il prit l'initiative (23 août 1873) et qui déclarait que « Thiers avait bien mérité de la patrie ». Républicain modéré, il se présenta, le 20 février 1876, comme candidat à la Chambre des députés, et fut élu, dans la 1re circonscription de Bergerac, par 7,611 voix (13,983 votants, 18,900 inscrits), contre 6,286 au comte Boudet, bonapartiste. Il s'était prononcé dans sa profession de foi pour le maintien de la Constitution de 1875, et pour « les lois dont le but serait de répandre et de favoriser l'instruction publique ». M. Garrigat alla siéger à gauche et vota constamment avec la majorité nouvelle : pour l'abolition des jurys mixtes (réforme de la loi sur l'enseignement supérieur), pour l'ordre du jour contre « les menées ultramontaines », etc. Il protesta, avec les 363, contre le gouvernement du Seize Mai, et fut réélu député de Bergerac, en octobre 1877, au second tour de scrutin, par 8,457 voix (15,797 votants, 18,351 inscrits), contre 7,304 voix à M. de Losse, candidat officiel, soutenu par l'administration. Il reprit son rang dans la gauche républicaine, se prononça pour la nomination d'une commission d'enquête sur les abus électoraux, contre le ministère de Rochebouët, pour le cabinet Dufaure, pour l'élection de M. Grévy à la présidence de la République, pour l'invalidation de Blanqui, pour les lois sur l'enseignement déposées par M. Jules Ferry, etc., et, après une tentative infructueuse comme candidat républicain au Sénat, le 7 mars 1880, dans la Dordogne, où il obtint, en remplacement de M. Magne, décédé, 307 voix sur 678 votants, il fut réélu député, le 21 août 1881, par 9,216 voix (15,434 votants, 19,045 inscrits), contre 352 voix à M. L. de Conicq et 2,585 à M. de la Famuze. M. Garrigat suivit la même ligne politique que précédemment, vota dans le sens « opportuniste », et prêta son concours aux ministères Gambetta et Jules Ferry. Il se montra favorable aux entreprises coloniales. Le 6 janvier 1885, il quitta la Chambre pour le Sénat. Elu sénateur de la Dordogne par 611 voix sur 1,165 votants, il fit partie de la gauche de la Chambre haute, vota pour l'expulsion des princes, pour la nouvelle loi militaire, etc., et se prononça en dernier lieu : pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (13 février 1889), pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, pour la procédure à suivre devant le Sénat pour juger les attentats contre la sûreté de l'Etat (affaire du général Boulanger).

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889)

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1889-1940

GARRIGAT (JEAN, ZACHARIE, ALBERT), né le 25 janvier 1839 à Bergerac (Dordogne), mort en janvier 1891 à Paris.

Député de la Dordogne de 1876 à 1885.

Sénateur de la Dordogne de 1885 à 1891.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III, p. 121.)

Garrigat qui n'avait manifesté que peu d'activité au cours des dernières années, mourut à Paris au début de janvier 1891. Le 20 janvier, le président Le Royer prononça son éloge funèbre dans lequel il se plut à louer l'ardeur de ses convictions républicaines dans la lutte contre l'Empire. Il n'avait que 52 ans.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

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Photo de M. Jean GARRIGAT, ancien sénateur
Etat-civil
Né le 25 janvier 1839
Décédé le 20 janvier 1891
Profession
Médecin
Département
Dordogne
  • Mis à jour le 21 août 2014