Allez au contenu, Allez à la navigation

RANC Arthur

Ancien sénateur de la Seine
  puis de la Corse

  • IIIème République

    Ancien sénateur de la
    IIIe République

Election

  • Elu du 4 janvier 1891 au 27 janvier 1900 ( Seine ) ( Non réélu )
  • Réélu le 15 février 1903 ( Corse )
  • Fin de mandat le 10 avril 1908 ( Décédé )

Extraits de la table nominative :

Biographie

1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)

1889-1940

RANC (ARTHUR), né le 20 décembre 1831 à Poitiers (Vienne), mort le 10 avril 1908 à Paris.

Représentant de la Seine à l'Assemblée nationale en 1871.

Représentant du Rhône à l'Assemblée nationale en 1873.

Député de la Seine de 1881 à 1885.

Sénateur de la Seine de 1891 à 1900.

Sénateur de la Corse de 1903 à 1908.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, tome V, p. 83.)

Elu sénateur de la Seine le 4 janvier 1891, par 346 voix sur 713 votants, au troisième tour de scrutin, dans la 2e circonscription du IXe arrondissement de Paris, en remplacement de Peyrat décédé, il fut admis comme sénateur le 16 janvier 1891. Il le resta jusqu'au renouvellement du 28 janvier 1900, qui ne lui fut pas favorable.

Son rôle fut assez effacé et il n'aborda jamais la tribune. Il fut cependant très apprécié comme écrivain par tous les gens de goût et classé comme une des meilleures plumes de Paris. Il était d'ailleurs vice-président du Comité général des associations de la presse française.

Il collabora à un nombre considérable de journaux. En 1900, il entra comme rédacteur au Radical, puis écrivit dans la Dépêche et l'Aurore.

Il avait, en outre, publié antérieurement de nombreux articles et romans contre le second Empire et s'était élevé avec véhémence contre le boulangisme. Ecarté de la vie politique pendant trois ans pour ses écrits dans le journal le Radical, il brigua, en 1903, le siège de sénateur de la Corse et fut élu le 15 février, en remplacement d'Emile Combes, démissionnaire qui avait opté pour le département de la Charente-Inférieure, par 501 voix contre 216 à Carbuccia, sur 737 votants. Il fut admis de 27 février 1903.

Le groupe de la gauche démocratique le compta parmi l'un de ses fondateurs. Il en devint le premier président.

En mars 1905, il prit la direction du journal l'Aurore, en remplacement de Georges Clemenceau, nommé président du Conseil et ministre de l'Intérieur. Il devait conserver ce poste trois années jusqu'à son décès en avril 1908.

En dehors des articles presque quotidiens, qu'il avait publiés sans interruption dans certains organes de la presse depuis plus de trente ans, Ranc avait fait éditer notamment : le Roman d'une conspiration, L'histoire de la conspiration de Babeuf, par Buonarotti avec préface et notes, une Evasion de Lambèze, De Bordeaux à Versailles, histoire de l'Assemblée de 1871, Sous l'Empire et Mémoires d'un républicain.

Il mourut le 10 avril 1908, épuisé par son inlassable activité.

Ainsi disparut un des représentants des « plus anciennes générations républicaines » et un des opposant les plus irréductibles à l'Empire.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

Afficher le texte

Avertissement : les extraits de tables nominatives et biographies sont issus d'une reconnaissance automatisée des caractères ; merci de nous signaler toute erreur ou coquille.

Pour toute remarque, veuillez contacter : anciens-senateurs@senat.fr

Photo de M. Arthur RANC, ancien sénateur
Etat-civil
Né le 20 décembre 1831
Décédé le 10 avril 1908
Profession
Journaliste
Département
Corse
  • Mis à jour le 17 avril 2014