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RIBOT Alexandre

Ancien sénateur du Pas-de-Calais

  • IIIème République

    Ancien sénateur de la
    IIIe République

Election

  • Elu le 3 janvier 1909
  • Réélu le 11 janvier 1920
  • Fin de mandat le 13 janvier 1923 ( Décédé )

Extraits de la table nominative :

Biographie

1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)

1889-1940

RIBOT (ALEXANDRE, FÉLIX, JOSEPH), né le 7 février 1842 à Saint-Omer (Pas-de-Calais), mort le 13 janvier 1923 à Paris.

Député du Pas-de-Calais de 1878 à 1909.

Sénateur du Pas-de-Calais de 1909 à 1923.

Ministre des Affaires étrangères du 17 mars 1890 au 27 février 1892.

Président du Conseil et ministre des Affaires étrangères du 6 décembre 1892 au 11 janvier 1893 et Président du Conseil et ministre de l'Intérieur du 11 janvier au 4 avril 1893.

Président du Conseil et ministre des Finances du 26 janvier au 1er novembre 1895.

Président du Conseil et ministre de la Justice du 9 au 13 juin 1914.

Ministre des Finances du 26 août 1914 au 20 mars 1917.

Président du Conseil et ministre des Affaires étrangères du 20 mars au 12 septembre 1917.

Ministre des Affaires étrangères du 12 septembre au 16 novembre 1917.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. V., p. 134.)

Réélu à Saint-Omer, le 22 septembre 1889, Alexandre Ribot aborda alors une longue et brillante carrière ministérielle.

Il reçut le portefeuille des Affaires étrangères dans les ministères Freycinet (mars 1890) et Loubet (février. 1892). Il accepta la présidence du Conseil et le ministère de l'Intérieur, le 6 décembre 1892, du Président Sadi Carnot, constituant ainsi le 1er et le 2e cabinet Ribot jusqu'au 4 avril 1893. Il est l'auteur de l'alliance franco-russe qui bénéficia d'une immense popularité.

Le 26 janvier 1895, Félix Faure lui confia la présidence du Conseil (3e cabinet Ribot) avec le portefeuille des Finances. L'expédition de Madagascar eut lieu sous son ministère qui fut renversé en octobre 1895, à la suite d'une interpellation sur les chemins de fer du Sud.

A la Chambre, il présida la commission de réforme de l'enseignement secondaire. Défavorable à l'article de loi sur les associations qui défendait d'enseigner aux membres des congrégations non autorisées, il interpella à ce sujet le gouvernement mais sans succès.

En 1905, Alexandre Ribot livra à la Chambre le combat décisif qui devait amener la chute du ministère Combes. Il prit une part considérable à la discussion de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat, estimant que le moment était inopportun pour dénoncer le Concordat. Il réussit par ses fréquentes interventions à apporter au projet une série de modifications.

Depuis 1903, Alexandre Ribot appartenait à l'Académie des sciences morales et politiques. En 1906, l'Académie française l'appela dans son sein en remplacement du duc d'Audiffret-Pasquier. Il fut reçu par M. Paul Deschanel qui prononça l'éloge du nouvel immortel.

Alexandre Ribot fut élu sénateur le 3 janvier 1909 dans le département du Pas-de-Calais par 1.515 voix sur 1.924 votants.

Du 9 au 13 juin 1914, il fut à nouveau président du Conseil (4e cabinet Ribot) et garde des Sceaux. Mais son cabinet fut renversé le jour même où il se présenta à la Chambre. La guerre allait lui donner à remplir de lourdes tâches comme ministre des Finances dans le cabinet Viviani (août 1914 à octobre 1915) puis dans les deux cabinets Briand (octobre 1915 à mars 1917). Pendant cette période il se livra à de nombreuses négociations avec les ministres anglais pour assurer à notre pays l'aide financière de l'Angleterre. C'est à lui qu'appartient l'initiative de la création des bons de la défense nationale.

Il redevint président du Conseil et ministre des Affaires étrangères, le 20 mars 1917. A la suite d'un comité secret à la Chambre dans lequel furent discutées les tractations relatives à une proposition de paix séparée avec l'Autriche, le 12 octobre de la même année, il donna sa démission.

Il fut réélu sénateur le 20 janvier 1920. Il appartint à la commission des affaires étrangères du Sénat dont il fut le vice-président et où malgré son grand âge il déploya une remarquable activité.

Alexandre Ribot a publié plusieurs ouvrages : Quatre années d'opposition (1901-1905), La réforme de l'enseignement, L'utilité des caisses de crédit immobilier pour favoriser l'accession de la propriété aux ouvriers et une biographie de Lord Eskine.

Il mourut le 13 janvier 1923 après une courte maladie. Il avait 81 ans. Sa carrière parlementaire et ministérielle avait duré plus de quarante-cinq ans.

Pour terminer sur une note pittoresque la biographie de ce grand parlementaire libéral, citons ces quelques lignes que Caillaux écrivit dans ses Mémoires : « Ribot, savez-vous ce que j'ai rêvé de vous cette nuit ? Un rêve bien pénible. Je vous voyais au purgatoire car vous n'irez pas en enfer. Vous êtes un brave homme. Vous n'irez pas non plus directement au ciel, vous n'êtes pas parfait. Vous étiez donc au purgatoire où vous enduriez de cruels tourments : vous aviez à côté de vous un ange qui vous disait tout le temps du bien de vos amis. Vous souffriez horriblement. »

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

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Photo de M. Alexandre RIBOT, ancien sénateur
Etat-civil
Né le 7 février 1842
Décédé le 13 janvier 1923
Profession
Magistrat
Département
Pas-de-Calais
  • Mis à jour le 18 avril 2014