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BERLIOZ Joanny

Ancien sénateur de la Seine

  • IVème République

    Ancien sénateur de la
    IVe République

Election

  • Elu le 8 décembre 1946
  • Réélu le 7 novembre 1948
  • Réélu le 18 mai 1952
  • Fin de mandat le 8 juin 1958 (Ne se représente pas)

Extraits de la table nominative :

Biographie

1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)
1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1889-1940

BERLIOZ-BENIER (JOANNY), né le 7 juillet 1892 à Saint-Priest (Isère).

Député de la Seine de 1936 à 1942. Délégué à l'Assemblée Consultative provisoire d'Alger, puis de Paris, de 1944 à 1945.

Député de l'Isère aux deux Assemblées Nationales Constitutantes de 1945 à 1946. Député de l'Isère en 1946. Sénateur de la Seine de 1946 à 1958

Issu d'une famille de petits exploitants agricoles, Joanny Berlioz entre en 1908 à l'Ecole normale d'instituteurs de Lyon et en sort en 1912 avec son brevet supérieur. En 1914 il passe le Certificat d'aptitude au professorat d'Allemand dans les Ecoles normales. Mais la guerre éclate et il est mobilisé. Il est blessé le 25 septembre 1914 et reçoit la Croix de guerre sur le champ de bataille. Après sa démobilisation, il reprend ses études et est reçu en 1919 au Certificat d'aptitude au professorat de lettres dans les Ecoles normales. Il est nommé professeur à Montbrison, puis à Dijon.

Affilié au parti communiste dont il deviendra membre du comité central, il entre en 1923 comme rédacteur à la Vie Ouvrière, à la Correspondance Internationale et à l'Humanité. Il est élu en 1935 au Conseil général de la Seine où il représente le deuxième canton de Saint-Ouen. Il le restera jusqu'en 1940.

Il fait acte de candidature aux élections générales des 26 avril et 3 mai 1936 dans la sixième circonscription de Saint-Denis. Il est élu au deuxième tour de .scrutin par 11.084 voix, battant le député sortant, M. Lesesne.

Inscrit au groupe communiste, il siège à la Commission de l'Alsace-Lorraine, à celle des finances et à celle de l'enseignement et des beaux-arts. Chargé du rapport sur le budget des beaux-arts, il présente tous les ans, au moment de sa discussion, des observations fort pertinentes sur l'insuffisance de la dotation dont pâtissent les caisses de retraites des artistes, les conservatoires de province, les théâtres subventionnés, les musiques populaires, le corps des musées, le théâtre populaire (1936) ; l'enseignement du dessin et de la musique, les bourses -des élèves des beaux-arts, les théâtres de province, la manufacture de Sèvres (1937) ; les ressources de la radiodiffusion et ses programmes artistiques, son statut (1938). Il s'intéresse en outre au projet de loi portant réorganisation des théâtres lyriques nationaux dont il est également le rapporteur (1937 et 1938).

Arrêté le 6 octobre 1939, il est déchu de son mandat de député le 20 février 1940, condamné en avril suivant à 5 ans de prison, et déporté en Algérie en 1941. Il est libéré en février 1943 au moment où s'organise à Alger l'Assemblée Consultative provisoire. Il y est délégué au titre de la Résistance métropolitaine. Il entre aux Commissions de l'information, des affaires étrangères, de l'équipement national, de l'éducation nationale et des finances. Il intervient à plusieurs reprises sur : l'aide à la résistance, les fonctionnaires frappés pour leurs opinions politiques (1944), l'électoral des français musulmans algériens résidant en France, le budget de l'Information, celui de la Radiodiffusion et celui de l'Intérieur (1945) ; enfin il rapporte le projet d'ordonnance portant ouverture de crédits, -au titre du 3e trimestre 1945, pour les besoins de la défense nationale (1945). Lorsqu'ont lieu, le 21 octobre 1945, les élections à la première Assemblée Nationale Constituante, il fait acte de candidature dans l'Isère, son département d'origine, où il prend la tête de la liste communiste. Il est élu au quotient électoral et reprend place sur les bancs du groupe communiste. Il est nommé membre de la Commission des finances et du contrôle budgétaire. Il rapporte le budget sur l'armement de l'exercice 1946, et prend part à la discussion du projet de loi sur la nationalisation de la Banque de France et des grandes banques (1945). Réélu par le même département aux élections du 2 juin 1946 (2e Assemblée Nationale Constituante) il retrouve son siège à la Commission des finances et du contrôle budgétaire et se fait entendre au cours de la discussion des projets de loi sur les accords de Washington et la Convention avec l'Export-Import Bank et du projet de loi portant ouverture de crédits sur l'exercice 1946.

Il est réélu dans l'Isère le 10 novembre 1946 à la première législature de l'Assemblée Nationale, mais démissionne le 23 décembre suivant à la suite de son élection, le 8 décembre 1946, au Conseil de la République par le département de la Seine, sur la liste d'Union républicaine et résistante. Il devient membre de la Commision du règlement et de celle des finances. Il intervient à de nombreuses reprises sur des sujets tels que : le budget de reconstruction et d'équipement pour 1947, le budget des dépenses militaires, la défense de la République, le prélèvement exceptionnel de lutte contre l'inflation (1947).

En 1948, il entre à la Commission des affaires étrangères et prend part à la discussion du projet de loi portant création de ressources nouvelles et aménagement d'impôts.

Il est réélu au renouvellement du 7 novembre 1948 par le département de la Seine et devient membre de la Commission des affaires étrangères et de la Commission de l'éducation nationale. On l'entend dans la discussion du projet de loi portant fixation des maxima des dépenses publiques pour l'exercice 1949, sur le régime de vente de l'essence, sur le budget des dépenses militaires pour l'exercice 1949, sur la réorganisation des sociétés nationalisées de constructions aéronautiques, sur le statut du Conseil de l'Europe (1949) ; sur la loi de finances de l'exercice 1950, sur la répression de certaines atteintes à la sûreté extérieure de l'Etat, sur l'accord d'aide mutuelle entre la France et les U.S.A., sur les affaires allemandes et autrichiennes (1950); sur l'institution d'un compte spécial du Trésor (1951).

En 1952, il siège à la Commission de la reconstruction et des dommages de guerre et intervient sur l'accession de la Grèce et de la Turquie au traité de l'Atlantique Nord.

Il retrouve son mandat de Sénateur au renouvellement partiel du 18 mai 1952 et entre à la Commission de l'éducation nationale et des beaux-arts.

En 1953 ses collègues l'envoient siéger à la Commission de la défense nationale comme membre titulaire, et des Commissions des affaires étrangères et de production industrielle comme membre suppléant. Il se fait entendre à diverses reprises sur le budget des Etats associés de l'exercice 1954, et les dépenses militaires pour les mois de janvier et février 1954 (1953) ; les accords de Paris (1955) ; la politique du Gouvernement au Viet-Nam, le projet d'Euratom (1956) ; le réarmement atomique de l'Allemagne, le statut de l'agence France-Presse, l'attitude des Etats-Unis en Afrique du Nord (1957).

Il ne s'est pas représenté au renouvellement du 8 juin 1958 pour des raisons de santé.

Il s'est retiré à Epinay-sur-Seine.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

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1940-1958

BERLIOZ (Joanny)

Né le 7 juillet 1892 à Saint-Priest (Isère)

Décédé le 17 mars 1965 à Paris

Député de la Seine de 1936 à 1940

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale Constituante (Isère)

Député de l'Isère en 1946

Conseiller de la République, puis Sénateur de la Seine de 1946 à 1958

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome II, pp. 557 et 558)

Joanny Berlioz est élu le 21 octobre 1945 à la première Assemblée nationale Constituante, dans l'Isère : la liste communiste qu'il conduit recueille alors 71 447 voix sur 257 421 suffrages exprimés, ce qui lui donne deux élus.

Au sein de cette Assemblée, ses interventions publiques portent sur la nationalisation de la Banque de France et des grandes banques de crédit, et sur les crédits militaires. Il est à nouveau élu le 2 juin 1946, toujours dans l'Isère ; la liste communiste conserve alors ses deux sièges, avec 81 671 voix sur 264 068 suffrages exprimés. A la seconde Constituante, il intervient sur les accords de Washington et les crédits budgétaires pour 1946.

Candidat dans le département de la Seine aux élections sénatoriales du 8 décembre 1946, Joanny Berlioz figure en 3e position sur la liste communiste d'Umon républicaine et résistante qui obtient le meilleur score : 3 776 voix sur 9 910 suffrages exprimés, ce qui lui donne quatre sièges.

Inscrit au groupe communiste, Joanny Berlioz est membre des commissions des finances (1947), puis des affaires étrangères (1948), et de l'éducation (1949), qu'il abandonne en 1953 pour la Défense nationale.

Parlementaire combatif et expérimenté, il use habilement des différentes procédures réglementaires pour combattre les textes qu'il désapprouve ; ainsi en 1947 oppose-t-il - en vain - une motion préjudicielle au projet de loi portant défense de la République (loi qualifiée de « scélérate » par le parti communiste), et au prélèvement exceptionnel de lutte contre l'inflation. En 1948 il oppose, sans plus de succès, la question préalable au projet de loi portant création de ressources nouvelles et aménagement d'impôts, et, en 1949, au projet de loi relatif à la réorganisation des sociétés nationalisées de construction aéronautique. Il intervient également, à l'occasion de plusieurs questions orales de Michel Debré, sur la politique étrangère du gouvernement, et s'oppose vivement, en 1950, au projet de loi relatif à la répression de certaines atteintes à la sûreté extérieure de l'Etat, ainsi qu'à la ratification de l'accord d'aide mutuelle entre la France et les Etats-Unis d'Amérique.

Réélu sénateur en 1948 en deuxième position sur la liste communiste qui obtient 1 217 voix sur 3 096 suffrages exprimés, obtenant ainsi huit sièges, il est reconduit dans son mandat en 1952. La liste d'Union Républicaine obtient 1 217 voix sur 3 097 suffrages exprimés, et conserve ses huit sièges.

En 1953, il est élu conseiller municipal d'Epinay.

A partir de 1953, l'essentiel de ses interventions parlementaires se concentre sur la critique de la politique de défense des gouvernements successifs, et de leur action outre-mer : débat sur l'Indochine et l'Union française, budget des Etats associés, dépenses militaires (1954), accords de Paris, organisation générale de la Défense nationale, dépenses militaires pour 1955 et 1956, conventions signées avec la Tunisie (1955), politique du gouvernement au Vietnam, et projet d'Euratom (1956).

Ses dernières interventions dénoncent vivement la politique française en Afrique du Nord (1957), et appellent à la défense républicaine contre les « factieux d'Alger » (mai 1958).

Les 2 et 3 juin 1958, il vote contre les pleins pouvoirs, et contre la révision constitutionnelle.

Sa santé défaillante le fait renoncer à solliciter un nouveau mandat parlementaire en juin 1958. Il se retire alors à Epinay ; il meurt le 17 avril 1965.

BERLIOZ (Joanny)

Né le 7 juillet 1892 à Saint-Priest (Isère)

Décédé le 17 mars 1965 à Paris

Député de la Seine de 1936 à 1940

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale Constituante (Isère)

Député de l'Isère en 1946

Conseiller de la République, puis Sénateur de la Seine de 1946 à 1958

(Voir première et deuxième parties de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome II, p. 557-558 et dans le dictionnaire des parlementaires français 1940-1958, tome II, p. 337-338)

Joanny Berlioz ne se représente pas aux élections sénatoriales de 1958.

Il meurt âgé de 72 ans.

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Photo de M. Joanny BERLIOZ,
Appartenance politique
Groupe Communiste
Etat-civil
Né le 7 juillet 1892
Décédé le 17 avril 1965
Profession
Professeur
Département
Seine