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CHAZETTE Gaston

Ancien sénateur de la Creuse

  • IVème République

    Ancien sénateur de la
    IVe République

Election

  • Elu le 7 novembre 1948
  • Réélu le 19 juin 1955
  • Fin de mandat le 26 avril 1959 (Non réélu(e))

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

CHAZETTE (Gaston)

Né le 13 mars 1899 à Chambon-sur-Voueize (Creuse)

Décédé le 30 avril 1961 à Bourganeuf (Creuse)

Sénateur de la Creuse de 1948 à 1958

Après de brillantes études au lycée de Guéret puis, à Paris, au lycée Louis le grand, Gaston Chazette suit les cours de la faculté de Droit, et y obtient sa licence.

Il s'installe alors comme avocat dans la capitale, et s'engage dans les rangs de la SFIO.

De 1925 à 1928, il siège, comme adjoint au maire, au conseil municipal de Courbevoie.

Lorsque survient la guerre, il manifeste une attitude courageuse face à l'occupant, qui sera distinguée par la médaille de la Résistance.

A la Libération, il renoue avec la vie publique dans son département natal : il est ainsi candidat, en deuxième position, sur la liste présentée par la SFIO dans la Creuse à la première Constituante ; cette liste n'a qu'un élu.

Gaston Chazette attend ensuite les municipales d'octobre 1947 pour solliciter à nouveau les suffrages ; il est alors élu maire de Bourganeuf. Il s'attache à favoriser le développement économique de cette cité, en créant un concours agricole régional et une foire-exposition, et s'efforce d'en moderniser l'urbanisme.

Il poursuit son implantation locale avec son élection, en 1949, au conseil général de la Creuse, pour y représenter le canton de Bourganeuf. Il est reconduit dans ses deux mandats, municipal et cantonal, tout au long de la IVè République.

Aux élections sénatoriales du 7 novembre 1948, il est élu en deuxième position de la liste SFIO, qui remporte les deux sièges à pourvoir dans la Creuse, lui-même recueillant 310 voix sur 618 suffrages exprimés.

Membre de la Commission de la justice puis, à partir de 1950, de la Commission des affaires étrangères, ainsi que de la Commission de la presse, il participe activement aux séances publiques.

Ses principales interventions portent sur les problèmes agricoles, bien sûr déterminants pour son département. Mais ses qualités d'analyse juridique, qui avaient conduit le Président Vincent Auriol à le nommer au Conseil supérieur de la Magistrature, se manifestent à l'occasion de nombreux débats. Ainsi s'exprime-t-il notamment sur l'amnistie de certaines condamnations (1950), la politique étrangère de la France (1951), la communauté européenne de défense, mais également la propriété foncière et le remembrement (1952), la création d'un fonds de développement de l'industrie cinématographique, l'acquisition de terrains pour la construction, l'Indochine et l'Union française (1953), le réseau ferroviaire de la Creuse, à la suite d'une question orale dont il est l'auteur, les crédits provisoires des prestations familiales agricoles, et les dommages de guerre de la SNCF (1954).

Elu vice-président de la Commission des affaires étrangères, en janvier 1955, il intervient notamment sur les accords de Paris. Réélu le 19 juin 1955 au deuxième tour, avec 398 voix sur 601 suffrages exprimés, il est reconduit jusqu'en octobre à cette vice-présidence.

En 1956, il prend part au débat sur la politique agricole du gouvernement, ainsi qu'à celui, consécutif à l'une de ses questions orales, sur le déroulement des poursuites intentées, avant-guerre et durant l'occupation, contre le journal Gringoire. L'année suivante, il intervient dans la discussion de sa proposition de résolution tendant à comprendre la tapisserie parmi les travaux de décoration dans les bâtiments scolaires, soulignant ainsi l'intérêt qu'il porte à la tradition artistique développée, notamment à Aubusson ; il prend également part à un débat, consécutif à l'une de ses questions orales, sur les menaces pesant sur les petites exploitations porcines.

En 1958, enfin, il formule une question orale, qui est débattue en février, sur la répartition des conscrits originaires de la Creuse dans les différentes armes, et leur condition d'envoi en Algérie, et s'exprime lors du débat sur les crédits militaires pour 1958.

Le 2 juin, il s'oppose à l'attribution des pleins pouvoirs au gouvernement, mais vote en revanche en faveur de la réforme constitutionnelle, le 3 juin 1958.

Il n'est pas reconduit dans son mandat sénatorial le 26 avril 1959.

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Photo de M. Gaston CHAZETTE,
Appartenance politique
Groupe Socialiste
Etat-civil
Né le 13 mars 1899
Décédé le 30 avril 1961
Profession
Avocat
Département
Creuse