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JAUBERT Alexis

Ancien sénateur de la Corrèze

  • IVème République

    Ancien sénateur de la
    IVe République

Election

  • Elu le 27 janvier 1952
  • Réélu le 19 juin 1955
  • Fin de mandat le 26 avril 1959 (Ne se représente pas)

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

JAUBERT (Alexis)

Né le 1er décembre 1879 à Larche (Corrèze)

Décédé le 9 octobre 1961 à Larche

Député de la Corrèze de 1928 à 1942

Sénateur de la Corrèze de 1952 à 1958

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome VI, p. 2012, 2013)

Deux fils conducteurs ont dirigé la vie comme la carrière politique d'Alexis Jaubert : la Corrèze, d'une part, avec la petite ville de Larche dont il fut maire de 1912 jusqu'à sa mort, et, d'autre part, les questions agricoles et d'équipement rural, son plus long et plus rude combat politique. Dans les nombreux éloges funèbres prononcés lors de sa mort, ses amis et ses collaborateurs notaient tous qu'il était impossible de discerner la sphère privée de sa vie, tant celle-ci se déroula exclusivement sur la scène publique : entré au conseil municipal de Larche en 1908, maire de cette commune de 1912 jusqu'à sa mort, conseiller général du canton de Larche dès 1913, puis député de la Corrèze de 1928 à 1942, et enfin conseiller de la République puis sénateur de la Corrèze de 1952 jusqu'en 1959, Alexis Jaubert connut tous les mandats électifs.

La guerre fut la seule période de sa vie où Alexis Jaubert n'eut pas de fonctions de représentation communale. Il fut l'un des 80 parlementaires à refuser de ratifier l'armistice et de donner les pouvoirs constituants au Gouvernement de Vichy. Ce « non » à Vichy et son engagement dans la résistance lui valurent, en 1941, d'être révoqué de ses fonctions de maire de Larche puis d'être traqué par la police de Vichy jusqu'à la Libération. Pour ne pas avoir à prêter serment, il se démet de sa charge de suppléant de juge de paix. A la Libération, il fut choisi par les « 80 » pour être leur secrétaire général à l'Assemblée consultative provisoire.

Réélu maire de Larche en 1945, Alexis Jaubert se présente en 1952 au Conseil de la République. Dès son élection, sa préoccupation principale fut de préserver le fonds d'amortissement des charges d'électricité qu'il avait contribué à créer, et de poursuivre le chemin vers une distribution générale et uniforme de l'électricité dans les campagnes. Après l'électricité, son combat pour aider au développement des communes les plus pauvres porta sur la distribution de l'eau : en 1953, il dépose une proposition de loi pour créer un fonds d'amortissement et de péréquation de l'eau, puis fait voter une délégation de pouvoirs au gouvernement pour la création de ce fonds. Malheureusement, il fut moins écouté sur ce point, et le gouvernement détourna la délégation de pouvoirs de son but en instituant une taxe sur le prix de vente de l'eau.

En 1956, il est nommé membre du Conseil supérieur de l'électricité et du gaz et membre du Comité consultatif du Fonds national pour le développement des adductions d'eau dans les communes rurales.

L'autre combat d'Alexis Jaubert lors de son séjour au Sénat fut en faveur des communes. Vice-président, depuis 1947, de l'Association des maires de France, il fut, selon l'expression utilisée lors de ses obsèques par M. Rudondy, maire de Polminhac (Cantal), « l'incarnation de l'administrateur municipal ». Ainsi, par trois fois au Conseil de la République, lors du vote de pleins pouvoirs au gouvernement, il obtient la reconnaissance de l'inviolabilité des droits et prérogatives des collectivités locales. Il réussit ensuite à faire supprimer l'impôt sur les sociétés et la taxe sur le chiffre d'affaires pour les collectivités locales. Membre de nombreuses commissions, dont celle des affaires économiques, celle de la production industrielle, et celle de l'agriculture, toujours prêt, lors des discussions des projets et propositions de loi, à intervenir pour protéger les intérêts des communes rurales, Alexis Jaubert fut, lors de ces neuf années passées au Sénat, à l'instar de toute sa vie passée au service de ses concitoyens, « l'homme public par excellence », comme le rappela M. Rudondy.

En 1958, le ministre de l'agriculture rendait hommage à Alexis Jaubert pour « l'oeuvre de portée nationale » qu'il avait menée à bien « pour la défense des intérêts agricoles et pour le perfectionnement de l'équipement collectif rural ». C'est en effet dans son combat pour l'électrification rurale qu'Alexis Jaubert s'est illustré le plus brillamment. Pour preuve, cette évolution remarquable : en 1937, 1888 communes étaient totalement dépourvues de toute distribution électrique ; en 1959, toutes les communes de France peuvent profiter de la « fée électricité ».

Alexix Jaubert vote les pleins pouvoirs au gouvernement de Gaulle et la révision de la Constitution les 2 et 3 juin 1958, mais il ne se représente pas aux élections sénatoriales du 26 avril 1959.

Il meurt le 9 octobre 1961 dans sa commune natale de Larche.

Alexis Jaubert était officier de la Légion d'honneur, commandeur du Mérite agricole et titulaire de la médaille d'honneur départementale et communale.

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Photo de M. Alexis JAUBERT,
Appartenance politique
Groupe de la Gauche Démocratique et du Rassemblement des Gauches Républicaines
Etat-civil
Né le 1er décembre 1879
Décédé le 9 octobre 1961
Profession
Exploitant agricole
Département
Corrèze