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JAUBERT Alexis

Ancien sénateur de la Corrèze

  • IVème République

    Ancien sénateur de la
    IVe République

Election

  • Elu le 27 janvier 1952
  • Réélu le 19 juin 1955
  • Fin de mandat le 26 avril 1959 (Ne se représente pas)

Extraits de la table nominative :

Biographie

1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)
1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1889-1940

JAUBERT (JEAN, ALEXIS), né le 1er décembre 1879 à Larche (Corrèze).

Député de la Corrèze de 1928 à 1942.

Sous-secrétaire d'Etat à l'Agriculture du 18 décembre 1932 au 13 janvier 1933.. Sous-secrétaire d'Etat aux Finances du 4 au 9 février 1934 Sous-secrétaire d'Etat aux Travaux publics du 18 janvier au 13 mars 1938.

Ingénieur agronome, Jean Alexis Jaubert devint maire de sa commune natale, Larche, en 1912, et conseiller général en 1913. Il milita dans les rangs du parti radical socialiste et fut chef de cabinet d'Henri Queuille, ministre de l'Agriculture, en 1924 et 1925.

Il fut élu député de la 2e circonscription de Brive aux élections législatives du 29 avril 1928, battant au second tour son adversaire Doussaud, par 6.314 suffrages sur 12.854 votants.

Son activité à la Chambre fut particulièrement importante : membre de la commission de l'administration générale, départementale et communale ; de la commission des mines et de la force motrice et de la commission de l'agriculture, il s'intéressa tout particulièrement aux problèmes agricoles et aux questions sociales. Son intérêt pour l'agriculture se manifesta par le dépôt de plusieurs propositions de loi, tendant notamment à modifier la loi du 2 août 1923 relative à l'électrification des campagnes ; à organiser la réassurance des caisses départementales des planteurs de tabac contre la grêle et autres intempéries ; et d'une proposition de résolution tendant à inviter le gouvernement à rétablir les permissions agricoles pour les militaires agriculteurs (déposées en 1928). En outre, il déposa divers amendements relatifs aux associations agricoles, aux farines provenant de la mouture des blés étrangers, sur le projet de loi portant fixation du budget général pour l'exercice 1930, et en demandant à interpeller le gouvernement sur les mesures qu'il compte prendre pour atténuer les conséquences désastreuses sur nos exportations agricoles des prohibitions d'importation d'ordre sanitaire et des dispositions douanières prises par certains pays, notamment par l'Angleterre.

En matière sociale, il déposa une proposition de loi tendant à modifier, en faveur des assurés facultatifs, la loi sur les assurances sociales (1928). Il intervint dans la discussion d'un projet de loi tendant à établir un programme de constructions d'H.B.M. et de logements afin de remédier à la crise du logement et déposa deux amendements en faveur des propriétaires-exploitants peu fortunés et de la transformation des habitations rurales.

Dans la discussion du projet de budget pour l'exercice 1931-1932, il intervint en faveur de l'ouverture de crédits aux chômeurs et déposa, en 1932, une demande d'interpellation sur l'absence d'un projet de loi permettant de secourir les victimes des calamités publiques. Il participa également aux discussions relatives à la production, au transport et à la distribution de l'énergie électrique.

Le 8 mai 1932, il fut réélu au second tour, dans la même circonscription, par 7.471 suffrages contre 4.427 à Aujal, sur 12.852 votants. Six mois après, le 18 décembre 1932, il participait au cabinet Paul Boncour en qualité de sous-secrétaire d'Etat au ministère de l'Agriculture. Il conserva ses fonctions jusqu'à la chute du cabinet Paul Boncour renversé au cours de la deuxième séance du 27 janvier 1933. Pendant l'année 1933, il prit une part active aux discussions budgétaires, à celles relatives à l'organisation et à la défense du marché du blé.

Nommé sous-secrétaire d'Etat au ministère des Finances dans le 2e cabinet Daladier, le 4 février 1934, il démissionna avec l'ensemble du cabinet le 9.

Il prit part aux discussions de la loi de finances et aux projets de loi tendant à assainir les marchés du blé, du vin, de la viande et du lait (1935). Il intervint dans le débat relatif aux projets de loi sur les groupes de combat et unités privées en déposant notamment un amendement relatif à la confiscation des biens mobiliers et immobiliers des associations et groupements maintenus ou reconstitués (1935). Il participa également à la discussion des textes concernant l'exécution de grands travaux contre le chômage.

Il fut réélu le 3 mai 1936, au second tour, par 7.736 suffrages contre 4.370 à Chassagnac, sur 12.393 votants.

Membre de la commission spéciale chargée d'examiner les projets de loi sociaux et membre de la commission des finances, il fut notamment rapporteur des projets de loi de finances (agriculture) pour les exercices 1937 et 1938 ; il présenta l'avis de la commission sur le projet de loi tendant à instituer un Office national professionnel du blé et, à ce titre, soutint une série d'amendements au projet de loi. Il fut également le rapporteur pour avis de cette commission sur le projet de loi relatif à l'organisation d'un plan de grands travaux destinés à combattre le chômage et sur plusieurs projets de nature financière. Il intervint également en 1937 dans les discussions sur les problèmes agricoles et douaniers.

Nommé sous-secrétaire d'Etat aux Travaux publics dans le cabinet Chautemps le 18 janvier 1938, il démissionna avec ce cabinet le 10 mars 1938.

Il prit part à la discussion des projets de loi fixant le budget général pour 1939 et portant fixation du budget des services civils pour 1940.

Il fut l'un des 80 parlementaires qui, le 10 juillet 1940, votèrent contre la délégation de pouvoirs au maréchal Pétain.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

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1940-1958

JAUBERT (Alexis)

Né le 1er décembre 1879 à Larche (Corrèze)

Décédé le 9 octobre 1961 à Larche

Député de la Corrèze de 1928 à 1942

Sénateur de la Corrèze de 1952 à 1958

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome VI, p. 2012, 2013)

Deux fils conducteurs ont dirigé la vie comme la carrière politique d'Alexis Jaubert : la Corrèze, d'une part, avec la petite ville de Larche dont il fut maire de 1912 jusqu'à sa mort, et, d'autre part, les questions agricoles et d'équipement rural, son plus long et plus rude combat politique. Dans les nombreux éloges funèbres prononcés lors de sa mort, ses amis et ses collaborateurs notaient tous qu'il était impossible de discerner la sphère privée de sa vie, tant celle-ci se déroula exclusivement sur la scène publique : entré au conseil municipal de Larche en 1908, maire de cette commune de 1912 jusqu'à sa mort, conseiller général du canton de Larche dès 1913, puis député de la Corrèze de 1928 à 1942, et enfin conseiller de la République puis sénateur de la Corrèze de 1952 jusqu'en 1959, Alexis Jaubert connut tous les mandats électifs.

La guerre fut la seule période de sa vie où Alexis Jaubert n'eut pas de fonctions de représentation communale. Il fut l'un des 80 parlementaires à refuser de ratifier l'armistice et de donner les pouvoirs constituants au Gouvernement de Vichy. Ce « non » à Vichy et son engagement dans la résistance lui valurent, en 1941, d'être révoqué de ses fonctions de maire de Larche puis d'être traqué par la police de Vichy jusqu'à la Libération. Pour ne pas avoir à prêter serment, il se démet de sa charge de suppléant de juge de paix. A la Libération, il fut choisi par les « 80 » pour être leur secrétaire général à l'Assemblée consultative provisoire.

Réélu maire de Larche en 1945, Alexis Jaubert se présente en 1952 au Conseil de la République. Dès son élection, sa préoccupation principale fut de préserver le fonds d'amortissement des charges d'électricité qu'il avait contribué à créer, et de poursuivre le chemin vers une distribution générale et uniforme de l'électricité dans les campagnes. Après l'électricité, son combat pour aider au développement des communes les plus pauvres porta sur la distribution de l'eau : en 1953, il dépose une proposition de loi pour créer un fonds d'amortissement et de péréquation de l'eau, puis fait voter une délégation de pouvoirs au gouvernement pour la création de ce fonds. Malheureusement, il fut moins écouté sur ce point, et le gouvernement détourna la délégation de pouvoirs de son but en instituant une taxe sur le prix de vente de l'eau.

En 1956, il est nommé membre du Conseil supérieur de l'électricité et du gaz et membre du Comité consultatif du Fonds national pour le développement des adductions d'eau dans les communes rurales.

L'autre combat d'Alexis Jaubert lors de son séjour au Sénat fut en faveur des communes. Vice-président, depuis 1947, de l'Association des maires de France, il fut, selon l'expression utilisée lors de ses obsèques par M. Rudondy, maire de Polminhac (Cantal), « l'incarnation de l'administrateur municipal ». Ainsi, par trois fois au Conseil de la République, lors du vote de pleins pouvoirs au gouvernement, il obtient la reconnaissance de l'inviolabilité des droits et prérogatives des collectivités locales. Il réussit ensuite à faire supprimer l'impôt sur les sociétés et la taxe sur le chiffre d'affaires pour les collectivités locales. Membre de nombreuses commissions, dont celle des affaires économiques, celle de la production industrielle, et celle de l'agriculture, toujours prêt, lors des discussions des projets et propositions de loi, à intervenir pour protéger les intérêts des communes rurales, Alexis Jaubert fut, lors de ces neuf années passées au Sénat, à l'instar de toute sa vie passée au service de ses concitoyens, « l'homme public par excellence », comme le rappela M. Rudondy.

En 1958, le ministre de l'agriculture rendait hommage à Alexis Jaubert pour « l'oeuvre de portée nationale » qu'il avait menée à bien « pour la défense des intérêts agricoles et pour le perfectionnement de l'équipement collectif rural ». C'est en effet dans son combat pour l'électrification rurale qu'Alexis Jaubert s'est illustré le plus brillamment. Pour preuve, cette évolution remarquable : en 1937, 1888 communes étaient totalement dépourvues de toute distribution électrique ; en 1959, toutes les communes de France peuvent profiter de la « fée électricité ».

Alexix Jaubert vote les pleins pouvoirs au gouvernement de Gaulle et la révision de la Constitution les 2 et 3 juin 1958, mais il ne se représente pas aux élections sénatoriales du 26 avril 1959.

Il meurt le 9 octobre 1961 dans sa commune natale de Larche.

Alexis Jaubert était officier de la Légion d'honneur, commandeur du Mérite agricole et titulaire de la médaille d'honneur départementale et communale.

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Photo de M. Alexis JAUBERT,
Appartenance politique
Groupe de la Gauche Démocratique et du Rassemblement des Gauches Républicaines
Etat-civil
Né le 1er décembre 1879
Décédé le 9 octobre 1961
Profession
Exploitant agricole
Département
Corrèze