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MANENT Gaston

Ancien sénateur des Hautes-Pyrénées

  • IVème République

    Ancien sénateur de la
    IVe République

Election

  • Elu le 7 novembre 1948
  • Réélu le 18 mai 1952
  • Fin de mandat le 7 juin 1958 (Ne se représente pas)

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

MANENT (Gaston)

Né le 24 avril 1884 à Mauléon-Barousse (Hautes-Pyrénées)

Décédé le 21 juin 1964 à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées)

Député des Hautes-Pyrénées de 1935 à 1942

Sous-secrétaire d'Etat au commerce du 13 mars au 10 avril 1938

Sénateur des Hautes-Pyrénées de 1948 à 1958

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome VII, p. 2358)

Après des études à l'école normale d'instituteurs, Gaston Manent devient professeur d'école primaire supérieure au collège de Bagnères-de-Bigorre où il vit. Son expérience de la première guerre mondiale, où il combat en tant que sous-officier puis officier du 212e régiment d'infanterie, le marque fortement. C'est pourquoi, dès la démobilisation, Gaston Manent s'occupe activement des intérêts matériels et moraux des victimes de la guerre. Il est décoré de la croix de guerre 1914-1918 puis en 1948 recevra la Légion d'honneur. Il crée à Tarbes une permanence pour donner aux victimes de la guerre et aux anciens combattants les renseignements utiles, en même temps qu'un office de placement consacré à cette population importante. Issu d'une famille terrienne, Gaston Manent est particulièrement sensible au sort des agriculteurs qui ont subi les dommages de la guerre. Il est ainsi à l'origine d'une caisse de caution subventionnée par le conseil général dans le but d'attribuer aux agriculteurs rééduqués nécessiteux un prêt agricole. Mais Gaston Manent entend élargir son action et préconise en 1922 une méthode de collaboration entre les associations françaises d'anciens combattants. L'année suivante, il fonde « La semaine du Combattant ». En 1945, Gaston Manent devient président de la fédération départementale des anciens combattants. Il est également vice-président de l'office départemental des anciens combattants et des victimes de guerre.

Fort d'une importante notoriété au sein de son département, Gaston Manent siège au conseil général au titre du canton de Mauléon-Barousse de 1928 à 1940. Puis de 1935 à 1940, il représente les Hautes-Pyrénées à l'Assemblée nationale. Le 10 juillet 1940, Gaston Manent refuse de voter les pleins pouvoirs à Pétain. Il compte ainsi parmi les 80 parlementaires protestataires. Il sera membre de l'Assemblée consultative provisoire au titre des parlementaires résistants.

Alors qu'il est président de la fédération radical-socialiste des Hautes-Pyrénées, Gaston Manent se présente comme candidat de ce parti aux élections du Conseil de la République en 1948 et est élu.

Au Palais du Luxembourg, il adhère au groupe de la gauche démocratique. Il devient membre de la commission de l'éducation nationale, des beaux-arts, des sports, de la jeunesse et des loisirs, ainsi que de la commission des pensions. La principale activité de Gaston Manent concerne les victimes de la guerre, dont il connaît déjà bien la situation et les besoins. Il prend position sur l'extension du bénéfice des retraités mutualistes aux combattants de la guerre 1939-1945. Il intervient en outre sur les dépenses de fonctionnement des services des anciens combattants et des victimes de guerre pour l'année 1952. Puis en 1953, il dépose une proposition de loi tendant à ajouter à un article de décret des dispositions en faveur des mutilés de guerre.

Au Conseil de la République, Gaston Manent s'exprime également sur la sphère de l'éducation, dont il connaît les problématiques grâce à ses années d'enseignement. Il rédige un rapport dès 1949 au nom de la commission de l'éducation nationale visant à régulariser la situation des élèves recrutés au concours de 1947 de l'école centrale des arts et manufactures. Il intervient également sur le problème des publications destinées à la jeunesse. Pour cela, il dépose une série d'amendements visant à supprimer à la commission de la presse de l'Assemblée nationale le droit d'approbation, et à organiser une section permanente de la commission de surveillance. Gaston Manent préconise enfin que seul le ministre de l'information puisse autoriser l'importation de publications étrangères.

Avant la fin de son mandat en 1958 et après avoir été réélu en 1952, Gaston Manent devient membre suppléant de la commission de la famille et membre pour un an de la commission de la justice.

Les 2 et 3 juin 1958, il vote en faveur des pleins pouvoirs et de la révision constitutionnelle. En dehors de son activité de sénateur, Gaston Manent fut sollicité en 1955 pour entrer au conseil d'administration du musée Rodin.

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Photo de M. Gaston MANENT,
Appartenance politique
Groupe de la Gauche Démocratique et du Rassemblement des Gauches Républicaines
Etat-civil
Né le 24 avril 1884
Décédé le 21 juin 1964
Profession
Professeur de collège
Département
Hautes-Pyrénées