Appartenance politique :
Groupe du Centre Républicain d'Action Rurale et Sociale
État civil :
Né le 29 avril 1893
Décédé le 13 décembre 1968
Profession :
Médecin
Département :
Lozère
IVème République

Ancien sénateur de la IVe République

Elu le 8 décembre 1946
Elu le 7 novembre 1948
Fin de mandat le 19 juin 1955 (Non réélu(e))

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

MOREL (Charles)

Né le 29 avril 1893 à A rgelès (Hautes-Pyrénées)

Décédé le 13 décembre 1968 à Mende (Lozère)

Conseiller de la République puis sénateur de la Lozère de 1946 à 1955

Charles Morel est né le 29 avril 1893 à Argelès dans les Hautes-Pyrénées. Durant sa jeunesse, il milite dans les rangs de l'association catholique de la jeunesse française. Après des études universitaires sanctionnées par un doctorat en médecine, il entre à l'hôpital départemental de Mende comme médecin-accoucheur. Il prend part aux combats durant la Grande guerre. Sa brillante conduite lui vaut cinq citations ainsi que la croix de chevalier de la Légion d'honneur.

Son intérêt pour la vie politique se manifeste dès 1929, date à laquelle il est appelé à siéger au conseil municipal de Mende, mandat qu'il occupe jusqu'en 1935. Conseiller d'arrondissement de 1931 à 1937, puis conseiller général de la Lozère de 1937 à 1940, Charles Morel se voit nommer membre de la commission administrative le 30 janvier 1941 puis du conseil départemental le 11 décembre 1942. Emprisonné pour faits de résistance, il parvient cependant à s'évader à la Libération au bout d'un mois de détention.

Réélu au conseil général de la Lozère le 23 septembre 1945, Charles Morel, par ailleurs président de la commission départementale, participe activement à la vie associative et syndicale de son département. S'étant acquis comme médecin hospitalier l'estime de ses confrères pour sa compétence et son grand dévouement, il préside le syndicat des médecins. Auteur de diverses études sur la préhistoire et la période gallo-romaine, il est membre de la section des fouilles de la société des lettres, sciences et arts tout en assurant la présidence de l'union départementale des associations de la Lozère. Fort de cet enracinement local, Charles Morel est alors investi candidat républicain indépendant aux élections sénatoriales du 8 décembre 1946.

C'est avec 140 voix sur 236 suffrages exprimés qu'il est élu face au candidat radical-socialiste Pierre Delmas. A son arrivée au Conseil de la République, il est porté à la vice-présidence du groupe des républicains indépendants et siège à la commission de l'éducation nationale, des beaux arts, des sports, de la jeunesse et des loisirs et à celle de l'agriculture. S'il prend fréquemment part aux discussions du budget et de la politique générale du gouvernement en matière d'agriculture et d'éducation, Charles Morel s'attache aussi à défendre les intérêts des paysans lozériens. Ainsi, l'un de ses premiers actes au Parlement est de déposer, le 20 février 1947, une proposition de résolution tendant à inviter le gouvernement à venir en aide aux producteurs de blé qu'il sera par ailleurs amenée à retirer au cours de la séance du 17 juin 1948. Ses interventions en faveur de ce secteur qui est à la base de l'économie lozérienne sont nombreuses. Ainsi, s'exprime-t-il notamment sur les mesures visant à promouvoir la culture des céréales pour les récoltes de 1947 et 1948, les 17 juin et 1er juillet 1947, et sur le projet de loi autorisant un prélèvement exceptionnel de lutte contre l'inflation, en déposant, le 27 décembre 1947, un amendement tendant à exonérer du prélèvement les agriculteurs non soumis aux bénéfices agricoles en 1947.

Candidat au renouvellement de son mandat le 7 novembre 1948, il est réélu avec 191 voix sur 349 suffrages exprimés. Ayant eu l'investiture du mouvement gaulliste, il semble qu'il aurait appartenu à l'Intergroupe du RPF, au sein du groupe du Centre des républicains d'action rurale et sociale qu'il préside. Au cours de son second mandat, Charles Morel s'avère un parlementaire très actif en multipliant les interventions publiques, que ce soit en son nom propre ou comme vice-président de la commission de l'éducation nationale et rapporteur de la commission des affaires étrangères.

Membre puis vice-président à partir de 1951 de la commission de l'éducation nationale, il dépose au nom de cette dernière deux rapports sur la proposition de loi du docteur Joseph-Marie Leccia, le 4 mai 1950, visant à permettre aux externes ou internes des hôpitaux dans les villes sièges d'écoles préparatoires d'y achever leurs études, et sur celle adoptée par l'Assemblée nationale, le 9 février 1954, tendant à transformer les écoles de plein exercice de médecine et de pharmacie de Rennes, Clermont-Ferrand et de Nantes en facultés mixtes de médecine et de pharmacie. Entre temps, il présente un avis, le 22 juin 1950, sur le projet de loi adopté par l'Assemblée nationale relatif aux établissements privés recevant des mineurs déficients, délinquants ou en danger.

Membre de la commission des affaires étrangères, il dépose un rapport, le 29 juillet 1954, sur le projet de loi adopté par l'Assemblée nationale tendant à autoriser le Président de la République à ratifier la convention signée à Paris le 1er juillet 1953 pour l'établissement d'une organisation européenne pour la recherche nucléaire.

Par ailleurs, membre suppléant, à partir de 1953, de la commission de la défense nationale ainsi que celle de la famille, de la population et de la santé publique, Charles Morel dépose, le 24 juillet 1954, au nom de cette dernière un rapport sur le projet de loi adopté par l'Assemblée nationale, déclarant applicables aux hospices civils de Strasbourg les dispositions législatives et réglementaires aux hôpitaux et hospices publics. Il est également membre suppléant de la commission des pensions en 1955.

Elu entre temps au conseil municipal de Balsièges en 1953, il n'est pas reconduit dans ses fonctions de sénateur en juin 1955. Ayant connu le même insuccès lors des élections législatives du 2 janvier 1956, Charles Morel se retire alors de la vie politique nationale.

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Ve République

MOREL (Charles)

Né le 29 avril 1893 à Argelès (Hautes-Pyrénées)

Décédé le 13 décembre 1968 à Mende (Lozère)

Conseiller de la République puis sénateur de la Lozère de 1946 à 1955

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1940-1958, tome V, p. 478-479).

Retiré de la vie politique, Charles Morel poursuit sa carrière professionnelle en qualité de médecin-accoucheur à l'hôpital départemental de la Lozère, à Mende, jusqu'en 1963.

Âgé de 70 ans, il prend alors sa retraite et s'éteint cinq ans plus tard.

Il était chevalier de la Légion d'honneur, titulaire de la Croix de guerre 1914-1918 et de diverses décorations militaires. Auteur de publications archéologiques sur la préhistoire, il collectionnait les céramiques gallo-romaines.

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaire
de Charles MOREL

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