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PERRIN Joseph

Ancien sénateur de la Côte d'Ivoire

  • IVème République

    Ancien sénateur de la
    IVe République

Election

  • Elu le 30 avril 1956
  • Fin de mandat le 15 juillet 1959 (Cessation de mandat en application de l'ordonnance n°58-974 du 17 octobre 1958, relative au fonctionnement provisoire des pouvoirs publics)

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

PERRIN Joseph

Né le 20 juillet 1906 à Lezigneux (Loire)

Décédé le 15 janvier 1971 à Paris

Sénateur de la Côte d'Ivoire de 1956 à 1958

Après ses études à l'Ecole normale supérieure de Montbrison, Joseph Perrin devient instituteur, puis professeur au lycée de Roanne jusqu'en 1946.

Il participe à la campagne de 1939-40, et est fait prisonnier en 1940. Rapatrié sanitaire du « Stalag VI-C » en 1941, il organise à son retour en France un réseau de résistance dans les départements de la Loire et de l'Allier, sous l'égide de François Mitterrand. Il crée une chaîne d'évasions et organise, avec le colonel Roussel, le premier maquis. Cette participation active à la Résistance lui vaut la Légion d'honneur à titre militaire, la croix de guerre 1939-45, et la médaille de la Résistance avec rosette.

A la Libération, il devient membre dirigeant puis président, jusqu'en 1951, de la Fédération nationale des anciens combattants et prisonniers de guerre.

Membre de l'UDSR depuis la formation du parti, il est élu à l'unanimité en novembre 1951 secrétaire général de ce parti. Spécialisé dans l'étude des problèmes politiques de l'Union française, il effectue plusieurs voyages en Afrique, dont l'un en décembre 1954 sur l'invitation de Félix Houphouët-Boigny à l'inauguration du Palais de l'Assemblée territoriale de la Côte d'Ivoire. Il est par ailleurs l'un des principaux artisans de la liaison entre l'UDSR et le RDA, le Rassemblement démocratique africain.

Le 30 avril 1956, il est élu au Conseil de la République, au titre de la Côte d'Ivoire, sur la liste UDSR en remplacement de Ouezzin Coulibaly, devenu député. Il siège aux commissions de l'intérieur et du suffrage universel en 1956-57 et 1957-58. Il est également membre suppléant des commissions de l'éducation nationale et des pensions en 1956-57, et des commissions des boissons et de comptabilité en 1957-58.

Durant ces trois années, il intervient à plusieurs reprises lors des débats parlementaires. En 1955-56, il prend la parole lors du débat sur le projet de loi-cadre relatif aux territoires d'outre-mer. Il formule des observations sur le collège unique, considérant que sa généralisation est la clef de voûte de la réforme. Favorable à cette loi-cadre, qui est selon lui la meilleure garantie de la présence française outre-mer, il indique que le devoir des élus est de concilier les points de vue des métropolitains et des autochtones. Dans un article sur le même sujet, il précise que cette loi doit s'appliquer à près de trente millions d'habitants, et que pour le maintien de l'Union française, les aspirations à la liberté de l'Afrique noire doivent être progressivement conduites vers l'autonomie.

En 1956-57, Joseph Perrin intervient dans la discussion des propositions de décision sur treize décrets portant réformes politiques dans les territoires d'outre-mer, ainsi sur le décret portant définition des services de l'Etat dans ces territoires.

Enfin, en 1957-58, il dépose une proposition de loi tendant à modifier et à compléter la loi du 23 septembre 1948 relative à l'élection des conseillers de la République.

Le 2 juin 1958, il vote contre les pleins pouvoirs, et ne prend pas part au vote, le 3 juin, de la réforme constitutionnelle.

Le mandat de Joseph Perrin prend fin le 15 juillet 1959, en raison de la disparition de son siège.

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Avertissement : les extraits de tables nominatives et biographies sont issus d'une reconnaissance automatisée des caractères ; merci de nous signaler toute erreur ou coquille.

Photo de M. Joseph PERRIN,
Appartenance politique
Groupe de l'Union Démocratique et Socialiste de la Résistance et du Rassemblement Démocratique Africain
Etat-civil
Né le 20 juillet 1906
Décédé le 13 janvier 1971
Profession
Instituteur
Département
Côte d'Ivoire