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PIALES Paul

Ancien sénateur du Cantal

Election

  • Elu le 7 novembre 1948
  • Réélu le 19 juin 1955
  • Fin de mandat le 26 avril 1959 (Elu(e) sénateur de la cinquième République)

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)
Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

PIALES (Paul)

Né le 12 novembre 1895 à Aurillac (Cantal)

Décédé le 6 mars 1987 à Aurillac (Cantal)

Sénateur du Cantal de 1948 à 1958

Paul Piales naît en 1895 à Aurillac où il passe son enfance. Au terme de ses études secondaires, il obtient le baccalauréat.

Durant la première guerre mondiale, il est affecté dans l'artillerie. Sa courageuse conduite au front lui vaut d'être décoré de la croix de guerre.

Démobilisé, il reprend ses études et est reçu à l'école polytechnique. Revenu au pays, Paul Piales exerce à partir de 1927 la profession d'industriel bonnetier. Très investi dans la vie locale, il devient responsable de l'union des commerçants et industriels du Cantal puis fait partie du tribunal de commerce et milite dans les associations d'anciens combattants. En 1938, après avoir participé deux ans plus tôt à la fondation de la banque populaire, Paul Piales préside le comité des fêtes du Pape Gerbert et le comité d'organisation de la foire d'exposition d'Aurillac.

Mobilisé de nouveau en 1939, il est fait prisonnier en Alsace puis est libéré en 1941 comme père de quatre enfants. Sa captivité lui vaudra d'être porté à la tête l'association des prisonniers de guerre pour son département.

Son intérêt pour la vie politique se manifeste en 1947, date à laquelle il est appelé à siéger, comme deuxième adjoint, au conseil municipal de sa commune ; il en devient le premier magistrat en 1953. Président de la chambre de commerce d'Aurillac et du Cantal depuis 1942, il est convaincu que la prospérité de l'industrie et du commerce de son département est étroitement liée à celle de l'agriculture comme le prouve le succès de la Foire-Exposition dont il préside à nouveau en septembre et octobre 1948 le comité d'organisation. Son enracinement local solidement établi, Paul Piales dont les services rendus à sa collectivité viennent d'être récompensés par la Légion d'honneur, se met alors à briguer le 7 novembre 1948 un mandat au Conseil de la République. Il se présente en deuxième position derrière Hector Peschaud sur la liste radicale indépendante de défense du monde rural et des classes moyennes qui obtient les deux sièges à pourvoir.

A son arrivée à la Haute Assemblée, il rejoint le groupe du Centre républicain d'action rurale et sociale et l'intergroupe du Rassemblement du peuple français. Il siège à la commission de la défense nationale et à la commission de la production industrielle pour laquelle il est chargé de suivre et d'apprécier la mise en oeuvre de la convention de coopération économique européenne et du programme de relèvement européen puis, à partir de 1954, la gestion des entreprises industrielles nationalisées et des sociétés d'économie mixte. En 1953, nommé à la commission de coordination chargée du suivi de l'élaboration et de la mise en oeuvre du deuxième plan de modernisation et d'équipement, Paul Piales est également membre suppléant de la commission de la justice et de la commission des affaires économiques qu'il quitte pour celle des pensions en 1955, année durant laquelle il rejoint la commission de coordination permanente de la recherche scientifique et du progrès technique.

Mais Paul Piales, qui du reste intervient peu en séance publique, concentre son activité parlementaire au sein des commissions de la production industrielle et de la défense nationale. Ainsi, dépose-t-il quatre rapports portant, pour la première commission, sur le régime de vente de l'essence en 1949 et les forces hydrauliques du Rhin et du grand canal d'Alsace en 1950, et pour la seconde, sur le recrutement de l'armée et l'accord relatif au service militaire conclu entre la France et l'Italie en 1956.

Ayant été, entre-temps, reconduit à son siège sans difficulté aux élections du 19 juin 1955 au Conseil de la République en tête de liste radicale indépendante des républicains indépendants et paysans, Paul Piales vote les 2 et 3 juin 1958 pour les pleins pouvoirs et la révision constitutionnelle.

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Ve République

PIALES (Paul)

Né le 12 novembre 1895 à Aurillac (Cantal) Décédé le 6 mars 1987 à Aurillac (Cantal)

Sénateur du Cantal de 1948 à 1971

Maire d'Aurillac de 1953 à 1965 et élu au Palais de Luxembourg depuis 1948, Paul Piales se présente aux élections sénatoriales du 26 avril 1959 en deuxième position sur la liste du Centre républicain d'action rurale et sociale (CRARS). Il est réélu dès le premier tour en obtenant 340 voix sur les 575 suffrages exprimés. Son mandat est renouvelé dans les mêmes conditions aux élections sénatoriales du 23 septembre 1962. Il rejoint le groupe sénatorial du CRARS et poursuit le travail entamé au Conseil de la République dans les domaines de la défense nationale et de l'industrie. Il siège de 1959 à 1965 à la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, dont il est vice-président de 1960 à 1965, puis, de 1966 à la fin de son mandat, il est membre de la commission des affaires sociales.

Il intervient peu au cours des débats en séance publique et se concentre sur le travail effectué en commission. Il dépose deux rapports au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées. Le premier concerne le projet de loi relatif aux obligations militaires des mineurs de fonds mis en discussion en novembre 1960. Paul Piales intervient au nom de sa commission afin d'expliquer les amendements apportés par l'Assemblée nationale en première lecture. Le texte définit les conditions dans lesquelles les mineurs de fonds des mines de combustibles minéraux solides accompliront leurs obligations militaires. Ces jeunes gens de la classe 1960 et antérieures sursitaires jusqu'à 25 ans ne feront pas leur service militaire, contrairement aux jeunes gens de la classe 1961 et suivantes (sauf exception prévue par la loi). L'autre rapport déposé par Paul Piales porte sur la convention portant création d'une organisation pour des recherches astronomiques dans l'hémisphère austral et son protocole financier déposé en novembre 1963.

Président de la Chambre de commerce d'Aurillac et du Cantal de 1942 à 1964, il défend les intérêts économiques de son département. Il intervient ainsi lors de la séance du 10 juillet 1962 dans la discussion autour du IVe plan de développement économique et social afin de dénoncer le projet de tarification ferroviaire des marchandises qui suscite de vives protestations dans le Centre, le Sud-Ouest, le Massif Central, le Midi et la Bretagne. Selon lui, « les provinces éloignées ou dont le relief est trop accusé sont pénalisées par rapport aux riches plaines situées sur les grands axes de circulation et à la région parisienne ». Il évoque la nécessité d'appliquer des correctifs dans les régions qui se dépeuplent afin d'encourager l'essor de la petite et moyenne industrie. Il profite également de son intervention pour mettre en lumière la situation de la métallurgie du Centre- Midi dont la production d'acier en 1961 atteint les trois quarts de la production nationale. Il demande donc au Gouvernement d'envisager des mesures régionales dans le domaine des transports ferroviaires dont pourrait également bénéficier l'industrie sidérurgique. Ce secteur industriel doit en effet pouvoir maintenir sa position au sein du Marché commun et répondre aux objectifs fixés par le IVe plan en cours de discussion.

Paul Piales devient vice-président de la société centrale de l'uranium et des minerais et métaux radioactifs

en 1969. Spécialiste des questions relatives à l'exploitation de l'énergie nucléaire, il intervient lors du débat relatif au développement industriel et scientifique, dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances pour

1970. Ses observations, très techniques, portent sur « la querelle des deux filières atomiques ». Il intervient sur le choix fait par France en 1952, suivant l'exemple anglais, de construire des centrales nucléaires à uranium naturel

alors que les Etats-Unis se tournait vers la filière à uranium enrichi. Il suggère de ne pas abandonner la filière choisie et de développer les liens entre l'industrie électromécanique capable de construire ces centrales et le commissariat à l'énergie atomique (CEA) dont la mission est l'étude et la mise au point de prototypes. Il défend le potentiel de recherche français et refuse le recours à des licences étrangères. Il en appelle à une collaboration entre une industrie regroupée et les organismes d'Etat chargés de la recherche ainsi qu'à une collaboration plus efficace au niveau européen. Il demande au Gouvernement de préciser la politique industrielle française choisie. Par la suite, c'est bien la filière d'uranium enrichi jugée plus rentable économiquement qui sera choisie et mise en oeuvre sous licence américaine. Ce choix gouvernemental constitue une véritable rupture avec la politique d'indépendance énergétique défendue par le général de Gaulle.

Lors des scrutins publics, Paul Piales vote en faveur de la loi autorisant le Gouvernement à prendre, par application de l'article 38 de la Constitution, certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie (1960), et de la loi portant réforme des régimes matrimoniaux (1965). Il s'abstient lors du vote de la loi relative à la régulation des naissances (1967).

Paul Piales ne se représente pas aux élections sénatoriales du 26 septembre 1971. Il se retire de la vie politique nationale et décède dix-sept ans plus tard dans sa ville natale d'Aurillac, à l'âge de 91 ans.

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Photo de M. Paul PIALES,
Appartenance politique
Groupe du Centre Républicain d'Action Rurale et Sociale
Etat-civil
Né le 12 novembre 1895
Décédé le 6 mars 1987
Profession
Industriel
Département
Cantal