Allez au contenu, Allez à la navigation

PIALES Paul

Ancien sénateur du Cantal

Election

  • Elu le 26 avril 1959
  • Réélu le 23 septembre 1962
  • Fin de mandat le 1er octobre 1971 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Membre du Groupe du Centre Républicain d'Action Rurale et Sociale

Travaux parlementaires

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)
Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

PIALES (Paul)

Né le 12 novembre 1895 à Aurillac (Cantal)

Décédé le 6 mars 1987 à Aurillac (Cantal)

Sénateur du Cantal de 1948 à 1971

Maire d'Aurillac de 1953 à 1965 et élu au Palais de Luxembourg depuis 1948, Paul Piales se présente aux élections sénatoriales du 26 avril 1959 en deuxième position sur la liste du Centre républicain d'action rurale et sociale (CRARS). Il est réélu dès le premier tour en obtenant 340 voix sur les 575 suffrages exprimés. Son mandat est renouvelé dans les mêmes conditions aux élections sénatoriales du 23 septembre 1962. Il rejoint le groupe sénatorial du CRARS et poursuit le travail entamé au Conseil de la République dans les domaines de la défense nationale et de l'industrie. Il siège de 1959 à 1965 à la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, dont il est vice-président de 1960 à 1965, puis, de 1966 à la fin de son mandat, il est membre de la commission des affaires sociales.

Il intervient peu au cours des débats en séance publique et se concentre sur le travail effectué en commission. Il dépose deux rapports au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées. Le premier concerne le projet de loi relatif aux obligations militaires des mineurs de fonds mis en discussion en novembre 1960. Paul Piales intervient au nom de sa commission afin d'expliquer les amendements apportés par l'Assemblée nationale en première lecture. Le texte définit les conditions dans lesquelles les mineurs de fonds des mines de combustibles minéraux solides accompliront leurs obligations militaires. Ces jeunes gens de la classe 1960 et antérieures sursitaires jusqu'à 25 ans ne feront pas leur service militaire, contrairement aux jeunes gens de la classe 1961 et suivantes (sauf exception prévue par la loi). L'autre rapport déposé par Paul Piales porte sur la convention portant création d'une organisation pour des recherches astronomiques dans l'hémisphère austral et son protocole financier déposé en novembre 1963.

Président de la Chambre de commerce d'Aurillac et du Cantal de 1942 à 1964, il défend les intérêts économiques de son département. Il intervient ainsi lors de la séance du 10 juillet 1962 dans la discussion autour du IVe plan de développement économique et social afin de dénoncer le projet de tarification ferroviaire des marchandises qui suscite de vives protestations dans le Centre, le Sud-Ouest, le Massif Central, le Midi et la Bretagne. Selon lui, « les provinces éloignées ou dont le relief est trop accusé sont pénalisées par rapport aux riches plaines situées sur les grands axes de circulation et à la région parisienne ». Il évoque la nécessité d'appliquer des correctifs dans les régions qui se dépeuplent afin d'encourager l'essor de la petite et moyenne industrie. Il profite également de son intervention pour mettre en lumière la situation de la métallurgie du Centre- Midi dont la production d'acier en 1961 atteint les trois quarts de la production nationale. Il demande donc au Gouvernement d'envisager des mesures régionales dans le domaine des transports ferroviaires dont pourrait également bénéficier l'industrie sidérurgique. Ce secteur industriel doit en effet pouvoir maintenir sa position au sein du Marché commun et répondre aux objectifs fixés par le IVe plan en cours de discussion.

Paul Piales devient vice-président de la société centrale de l'uranium et des minerais et métaux radioactifs en 1969. Spécialiste des questions relatives à l'exploitation de l'énergie nucléaire, il intervient lors du débat relatif au développement industriel et scientifique, dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances pour 1970. Ses observations, très techniques, portent sur « la querelle des deux filières atomiques ». Il intervient sur le choix fait par France en 1952, suivant l'exemple anglais, de construire des centrales nucléaires à uranium naturel alors que les Etats-Unis se tournait vers la filière à uranium enrichi. Il suggère de ne pas abandonner la filière choisie et de développer les liens entre l'industrie électromécanique capable de construire ces centrales et le commissariat à l'énergie atomique (CEA) dont la mission est l'étude et la mise au point de prototypes. Il défend le potentiel de recherche français et refuse le recours à des licences étrangères. Il en appelle à une collaboration entre une industrie regroupée et les organismes d'Etat chargés de la recherche ainsi qu'à une collaboration plus efficace au niveau européen. Il demande au Gouvernement de préciser la politique industrielle française choisie. Par la suite, c'est bien la filière d'uranium enrichi jugée plus rentable économiquement qui sera choisie et mise en oeuvre sous licence américaine. Ce choix gouvernemental constitue une véritable rupture avec la politique d'indépendance énergétique défendue par le général de Gaulle.

Lors des scrutins publics, Paul Piales vote en faveur de la loi autorisant le Gouvernement à prendre, par application de l'article 38 de la Constitution, certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie (1960), et de la loi portant réforme des régimes matrimoniaux (1965). Il s'abstient lors du vote de la loi relative à la régulation des naissances (1967).

Paul Piales ne se représente pas aux élections sénatoriales du 26 septembre 1971. Il se retire de la vie politique nationale et décède dix-sept ans plus tard dans sa ville natale d'Aurillac, à l'âge de 91 ans.

Afficher le texte

Avertissement : les extraits de tables nominatives et biographies sont issus d'une reconnaissance automatisée des caractères ; merci de nous signaler toute erreur ou coquille.

Photo de M. Paul PIALES, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Centre Républicain d'Action Rurale et Sociale
Etat-civil
Né le 12 novembre 1895
Décédé le 6 mars 1987
Profession
Industriel
Département
Cantal