Allez au contenu, Allez à la navigation

CORNAC Claude

Ancien sénateur de la Haute-Garonne

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 24 septembre 1989
  • Fin de mandat le 12 janvier 1996 (décédé)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale
  • Membre du Groupe Socialiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

CORNAC (Claude)

Né le 1er octobre 1939 à Salvagnac (Tarn)

Décédé le 12 janvier 1996 à Fonbeauzard (Haute-Garonne) Sénateur de la Haute-Garonne de 1989 à 1996

Issu d'une famille modeste du Tarn, Claude Cornac effectue des études secondaires au collège d'Albi

avant de réaliser une belle carrière professionnelle dans le secteur des véhicules industriels. Après avoir dirigé pendant plus de vingt ans différentes concessions à Toulouse, il devient, de 1979 à 1989, attaché à la direction générale de la marque RVI (Renault véhicules industriels) en charge des relations extérieures. De 1984 à 1989, il est également administrateur de Gaz de France. Claude Cornac s'est toujours efforcé de concilier son intense vie professionnelle et son action de militant socialiste, débutée dans le Tarn aux côtés notamment de Georges Spénale, à l'époque député (de 1962 à 1977). C'est cependant dans sa commune d'Aucamville, située dans la banlieue nord de Toulouse, qu'il s'engage véritablement dans la vie politique. Candidat malheureux aux élections municipales de mars 1971, il mène la liste d'Union de la gauche à la victoire, en mars 1977, et devient maire d'Aucamville, succédant ainsi à Raymond Cazalens. C'est Alain Savary, alors député de la Haute-Garonne et président du Conseil régional de Midi-Pyrénées, qui le pousse à se présenter, en 1978, dans le canton de Toulouse, quatorze ans après le décès du radical Jacques Mauré. Elu au Conseil général de la Haute-Garonne et souhaitant répondre à la confiance de ses collègues qui lui ont confié la vice-présidence des affaires économiques, Claude Cornac décide de laisser son fauteuil de maire, en 1983, à Maurice Canut. Il reste cependant premier adjoint au maire. Constamment réélu conseiller général, il assume, à partir de 1988, au sein de l'assemblée départementale, la fonction de président du groupe socialiste et s'impose comme le bras droit du président du Conseil général, Pierre Izard.

Fort de son assise départementale, Claude Cornac décide de se présenter aux élections sénatoriales de septembre 1989 dans cette place forte du Parti socialiste que constitue la Haute-Garonne. Alors même que les socialistes doivent faire face à une candidature dissidente de taille, celle du sénateur sortant Eugène Boyer, ils parviennent à conquérir les quatre sièges de sénateurs. Tandis que la confortable réélection des sénateurs sortants, Jean Peyrafitte et Gérard Roujas, s'effectue sans grande surprise, les succès de Claude Cornac, dès le premier tour, et de Maryse Bergé-Lavigne, au second, frappent davantage les esprits car ils témoignent de l'émergence d'une nouvelle génération de socialistes haut-garonnais.

Membre du groupe socialiste du Sénat, Claude Cornac siège successivement à la commission des affaires étrangères puis, à partir de 1995, à la commission des lois.

Fin connaisseur de l'administration territoriale, il interroge le Gouvernement, en 1991, sur la situation des cadres administratifs du ministère de l'équipement et, en 1994, sur les difficultés que rencontrent les communes de moins de 10 000 habitants pour nommer sur place les attachés exerçant les fonctions de secrétaires généraux. Elu d'un département majoritairement rural, il interpelle, en 1991, le ministre délégué à l'artisanat, au commerce et à la consommation sur les problèmes rencontrés par les petites stations-service, en particulier dans les campagnes.

Claude Cornac a voté la loi constitutionnelle du 25 juin 1992 ajoutant à la Constitution un titre : « Des Communautés européennes et de l'Union européenne ». En revanche, à l'image du groupe socialiste, il a voté contre la loi du 22 juillet 1993 relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale.

Le lendemain des funérailles de François Mtterrand, le 11 janvier 1996, Claude Cornac décède à la suite d'une crise cardiaque. Son ami Guy Léguevaque, maire de Launaguet, lui succède au Conseil général de Haute Garonne et au Sénat, où il rejoint le groupe socialiste. Son éloge funèbre est prononcé le 20 février 1996.

Afficher le texte

Avertissement : les extraits de tables nominatives et biographies sont issus d'une reconnaissance automatisée des caractères ; merci de nous signaler toute erreur ou coquille.

Photo de M. Claude CORNAC, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Socialiste
Etat-civil
Né le 1er octobre 1939
Décédé le 12 janvier 1996
Profession
Cadre commercial
Département
Haute-Garonne